Zone de libre-échange :44 Etats signataires !

vendredi 23 mars 2018 Economie


Au Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) tenu mercredi 21 mars à Kigali au Rwanda, 44 Etats membres de l’organisation ont signé l’accord de libre-échange continental africain (ZLECA). Un fait « historique » aux enjeux économiques multiples pour le continent.

Il fallait l’assentiment d’environ 22 Etats-membres pour que le projet de l’établissement d’un marché continent africain de libre-échange soit retenu. C’est chose faite ! A Kigali au Rwanda, 44 Etats-membres sur les 55 Etats constituant l’Union Africaine (UA) ont approuvé l’établissement de cette zone en signant l’acte juridique. La mise en œuvre de la Zone de Libre-Echange Continental Africain (ZLECA) permettra la suppression des barrières tarifaires et douanières entre les pays signataires, le renforcement de la compétitivité africaine en plus de stimuler le commerce intra-Africain de 53 %. Elle favorisera de même, l’ouverture sur le continent d’un marché commun de 1,2 milliard de consommateurs.

Un aboutissement « historique » après des années de tâtonnement qui favorisera par-delà tout, « la création de nombreux emplois et une croissance plus inclusive porteuse d’un développement harmonieux et équilibré pour notre continent ». Ce que soutient le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, pour qui l’intégration continentale africaine demeure la seule option pour l’émergence économique de l’Afrique, ainsi que son insertion dans le concert des Nations et dans une économie mondiale et globalisée en constante mutation.

Face aux difficultés que rencontre son économie malgré le potentiel de son territoire, l’Afrique centrale perçoit la signature de cet accord comme un don du ciel car elle voit en la ZLECA, un projet majeur pour la région dont le commerce intracommunautaire peine à assurer le dynamisme d’une économie essoufflée par la crise. En effet, le commerce intracommunautaire ne représente que 1,4% selon les chiffres de 2015 contre 8,9% en zone CEDEAO, 19,32% en zone SADC et 11% en zone COMESA. « La CEEAC a amorcé le processus de libéralisation et entend s’inscrire résolument dans le marché de la Zone de libre-échange continentale africaine. Nos Etats membres adoptent actuellement des mesures de suppression de visas d’entrée sur leurs territoires nationaux afin de favoriser la libre circulation des personnes et des biens », souligne le Président en exercice de la Communauté Economique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), Ali Bongo Ondimba. Selon les mécanismes d’intégration, la sous-région Afrique centrale a plus à gagner qu’à perdre à condition toutefois d’être compétitive.


Michaël Moukouangui Moukala

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