Viols : Cruauté ou déficience mentale ?

mardi 22 décembre 2015 Société & environnement


Un énième cas de viol sur une mineure (une fillette de 8 ans à Ndjolé dans le Moyen-Ogooué) est révélé par le quotidien national, l\’Union du lundi 21 décembre. Le « bourreau », Bekale Ewore, un gabonais de 49 ans, a été arrêté et attend d’être jugé par le parquet de Lambaréné. Des travers de plus en plus légion dans la société gabonaise. Mais qu’est ce qui justifie la montée de cette pratique déviante ?

Au Gabon, les cas de viols défraient de plus en plus la chronique. Au début du mois à Kango, dans la province de l’Estuaire, Michel Bouka, un gabonais polygame de 38 ans, a été arrêté. Il lui est reproché d’avoir sexuellement abusé de la fille de sa collègue. La victime, une adolescente âgée de 14 ans à qui le « malfrat » aurait remis la modique somme de 5000 FCFA pour acheter son silence. En septembre, déjà, Alain Moussavou (45 ans), ivre, fait irruption dans la chambre de sa tante et abuse de sa parente âgée de 60 ans l’ayant demandé de la raccompagner à son domicile. Bref, il ne se passe plus un seul jour sans que la presse ne fasse état de cas de viols. Des histoires devant interpeler la société. Que faut-il donc faire pour mettre terme à ce phénomène ? Sommes-nous dans un délire sexuel sociétal ou un loisir déviant ? L’actuel contexte ne permet plus de fermer les yeux sur cette ignominie.

Les causes du mal ?

Lors d'un conseil des ministres en août dernier, Ali Bongo Ondimba avait décidé de renforcer le code pénal, pour ainsi garantir une meilleure protection des biens et des personnes : "les crimes de sang avec prélèvement d’organes et autres mutilations des victimes sont dorénavant condamnés de la perpétuité et sont imprescriptibles. Le viol et autres agressions sexuelles aggravées portant sur les mineurs comme sur les adultes sont désormais punis de la réclusion criminelle".

Pour les chercheurs qui tentent de cerner les causes de l'agression sexuelle, "les délinquants sexuels possèdent des traits de personnalité différents de ceux des hommes normaux. (...) Des études ont également montré que les agresseurs sexuels présentent une mésadaptation sociale (difficultés dans les relations) comparable à d'autres types de criminels. Les violeurs ont toutefois plus de difficulté à s'affirmer. (...) Il est possible que certains violeurs soient poussés à commettre des agressions sexuelles dans les cas où leurs tendances psychopathes et leur mésadaptation sociale viennent s'ajouter à d'autres caractéristiques et facteurs encore mal définis." 

Si les délinquants sexuels se croient forts, ils sont sans ignorer que "force reste à la loi" ainsi qu'à ses représentants "qui eux-aussi, peuvent en abuser" expliquent certains observateurs ...

 


Carl Thomas

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