Vie des partis : Quand l’utilisation du logo du PDG devient source de querelle !

samedi 30 avril 2016 Politique


De nombreux gabonais nourrissent, de plus en plus une réelle aversion pour la politique. Et pour cause, chaque jour réserve son lot de surprise, particulièrement au sein du « parti de masse », la dernière en date étant celle de l’utilisation voire de la paternité du logo du PDG. Quand ce n’est pas Pascal Oyougou, le concepteur, qui veut l’emporter avec lui, c’est le tribunal de première instance de Libreville qui interdit aux trois députés radiés de l’Assemblée nationale son utilisation.

Décidément cette guéguerre relative à l’utilisation du logo du Parti Démocratique Gabonais surprend plus d’un observateur ! Après Pascal Oyougou, (le concepteur de la célèbre main blanche sur les couleurs nationale), nouveau démissionnaire du parti de masse , en s’appuyant sur la loi 1/87 du 29 juillet 1987, instituant la protection du droit d’auteur et des droits voisins en République gabonaise, compte coûte que faire emporter sa création avec lui. Voilà qu’une ordonnance judiciaire du tribunal de première instance de Libreville vient de tomber, toujours en rapport avec l’utilisation du logo du parti au pouvoir. Laquelle ordonnance interdit à Hugues Alexandre Barro Chambrier, Michel Menga M’Essone et Jonathan Bignoumba, tous trois récemment radiés, (à tort ou à raison du PDG, c’est selon), l’utilisation dudit logo type.

Certes, le logo fait partie des éléments constitutifs de la communication institutionnelle, (comme l’expliquent les spécialistes de la discipline), mais il ne demeure pas moins vrai que la bataille à venir, la présidentielle, ne se gagnera pas à partir d’un logo !
De ce fait, la raison et le bon sens doivent prévaloir sur les « peaux de bananes » politico-politiciennes. Le PDG, déjà miné par une crise interne sans précédent et une image écornée du fait de la série de démissions, doit plutôt concentrer ses ressources et son énergie sur la défense du bilan du Président de leur formation politique et par ailleurs actuel Premier magistrat du pays.

Que se passe-t-il au sein du parti de masse ?

La question mérite qu’on se la pose ! Comment comprendre qu’au moment où les éminences grises du parti (Ministres et élus) doivent remobiliser les troupes tel que demandé par leur « distingué camarade », ces dernières sont plus préoccupées par des bisbilles de second ordre ?

Qui a dit que l’utilisation d’un logo même par des camarades dissidents est un gage de victoire assurée au prochain scrutin présidentiel ? Pas besoin d’être spécialiste en sciences politiques, pour savoir qu’une élection se remporte avant toute chose par l’occupation du terrain. Laquelle occupation résulte indubitablement, soit de la défense d’un bilan soit de la présentation d’un programme de société auquel le peuple adhère. A quelques heures de la tenue du premier congrès de « Héritage et Modernité », difficile de ne pas voir dans cette ordonnance des dessous politiques.


Paul Ndombi

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