UOB : Etudiant cherche toilettes propres

jeudi 3 mars 2016 Société & environnement


Conditions d’hygiène catastrophiques. Toilettes hors d’usage.Tout est bouché.Ça pue la pisse et le caca partout.

L’ambiance olfactive des plus nauséeuses est à vous couper le souffle, lave-mains déglingués, rongés par la rouille…, bref c’est un total désastre dans les toilettes del’Université Omar Bongo (UOB) de Libreville ! Telle est la triste réalité à laquelle font face les étudiants de l’UOB lorsqu’il leur arrive de solliciter ces lieux infects pour leurs besoins physiologiques. A peine croyable venant de ce haut lieu du savoir !

Des esprits sensibles qui ne peuvent affronter cette dure réalité, sont soumis à un marathon qui les conduit à l’ancienne Gare-routière où ils peuvent accéder à des toilettes de fortune moyennant 100 FCFA. A défaut de se risquer à la gare-routière ou dans les toilettes bouchées de l’UOB, l’alternative qui s’offre à eux est de braver la nature, derrières les bâtiments et les amphis et cela à leurs risques et péril. N’oubliez pas que la broussaille de l’enceinte de l’UOB est infestée de gros pythons qui rodent dans les alentours à la recherche d’une éventuelle proie à avaler.D’ici là qu’un étudiant serve de déjeuner à l’un de ces reptiles, ne surprendrait que quelques abrutis inconscients qui refusent encore de mesurer l’ampleur du danger jusqu’à ce que le drame arrive un jour.

Conscientes de la situation, les autorités rectorales s’en foutent et laissent pourrir, car les toilettes c’est du menu détail qui ne mérite pas qu’elles s’y attardent.

A l’Université des Sciences de la Santé dans la petite commune d’Owendo,ce n’est pas non plus gai. Là-bas, ce n’est pas tant la faute des dirigeants qui font tout pour réserver à nos futurs médecins un cadre agréable d’aisance.

On a plutôt affaire à des sauvageons qui ne sont pas habitués à certaines commodités urbaines. Les toilettes-conteneurs mis en place sont dans un piteux état. Tout est foutu. La matière fécale traine partout de même que des serviettes hygiéniques usées et sanguinolentes. Y accéder, relève d’un exploit suicidaire. Etonnant tout de même pour ces futurs membres du corps médical dont la salubrité fait pourtant partie des exigences de l’exercice de leur future profession.

Pour tenir ces toilettes dans un état de proprété maximale, les autorités rectorales préconisent le nettoyage des lieux avant d’instaurer un système de péage et de contrôle. Là au moins les fouteurs de merde seront démasqués et pénalisés. Ce qui pourra inspirer, sans nul doute, les autorités rectorales de l’UOB. Car la situation des toilettes ne peut indéfiniment demeurer en l’état surtout lorsqu’on sait que ces endroits sont souvent sources de contagion virale. Peut-être que, sait-on jamais, les autorités rectorales attendent, comme l’éducation nationale, un geste du PNUD pour restaurer les lieux d’aisance à l’instar de ce qui est préconisé dans les écoles primaires du pays par la SEEG et cet organisme onusien qui ont récemment signé un mémorandum dans ce sens


Ernesto Tchombal

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