Université Omar Bongo : Le temple de la malédiction ?

mercredi 17 février 2016 Société & environnement


La question, pour scandaleuse qu’elle puisse paraître peut heurter la sensibilité de certaines autorités. Pourtant elle mérite bien d’être posée, surtout au regard du désordre à grande échelle qui prévaut au sein de cette académie, dit-on, ‘’du savoir’’. Grèves chroniques des étudiants, bicéphalisme au sein des organisations estudiantines, sanctuaire des fumeurs de cannabis, abandon volontaire des travaux etc. Un lot de travers ternissant l’image et la crédibilité de l’institution.

La trêve, comme les années antérieures, n’aura été que de très courte durée. Après l’accord, signé entre les représentants des différentes factions estudiantines et le ministère de l’Enseignement Supérieur en janvier dernier, le cycle des grèves chroniques à l’Université Omar Bongo du Gabon, semble avoir repris. L’esprit du document paraphé par toutes les parties prenantes, consistait à accorder un temps de répit aux autorités de l’Enseignement Supérieur pour qu’elles solutionnent un certain nombre de revendications estudiantines.

Trop beau pour être vrai ! Voilà qu’une nouvelle grève a éclaté ce début de semaine. Motif : les étudiants accusent le recteur de ne pas respecter les recommandations du ministre de l’Enseignement Supérieur, notamment la fameuse mesure inhérente au changement de cycle (passage de la Licence au Master). Un passage désormais conditionné par l’obtention d’une moyenne de 12/20. Une mesure qui, selon les étudiants avait été annulée par le ministre mais apparemment toujours appliquée par le recteur.  

Des grèves sous fond de dissensions estudiantines 

Un accord volant en éclat quelques semaines seulement après sa signature. Une situation prévisible ! Surtout au regard de la « bonne foi » des signataires. Mais au-delà des simples revendications, il s’agit là d’une situation révélatrice du désordre ambiant régnant au sein du « temple du savoir ». Une situation traduisant également le bicéphalisme au sommet du mouvement estudiantin. Le moins que l’on puisse dire c’est que les rapports sont de plus en plus tendus entre Nicolas Ondo, président déchu il y a près de deux et Makaya, président en exercice.

Tout le monde, du moins les étudiants savent que depuis sa destitution, Nicolas Ondo et sa bande n’ont jamais reconnu l’autorité et la légitimité de Makaya, le nouveau président. Plus grave, l’ancien président qualifie son successeur de, « pantin à la solde des autorités rectorales », en raison de son manque de fermeté. 

Une guerre des chefs décrédibilisant encore plus l’UOB

Le combat épique entre Ondo et Makaya, à y regarder de près, est en réalité un indicateur du capharnaüm à l’UOB, et ce, depuis des décennies. Un mépris notoire pour le savoir ! Lequel mépris fait d’ailleurs le lit de l’ignorance et de la médiocrité. Car la réussite dans notre pays, tout le monde le sait n’est plus tributaire de la matière grise, ou autres diplômes faramineux. Il revient donc aux autorités compétentes de repenser l’université Omar Bongo,l a première et la plus grande université du Gabon. Il faut impérativement que l’UOB retrouve son lustre d’antan. Et cela passe indubitablement par l’arrimage aux normes et standards modernes et internationaux. Il y va du développement du Gabon. 


CNN

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs