Travaux de réhabilitation à l’UOB : Des chantiers de nouveau à l’abandon !

vendredi 12 février 2016 Société & environnement


Présentés comme l’aubaine permettant de rénover voire de moderniser la première université du pays, en n’omettant aucune structure (des pavillons aux installations sportives, en passant par la bibliothèque), les travaux de réhabilitation qui ont pourtant nourris de nombreux espoirs piétinent sérieusement. Un euphémisme utilisé pour traduire leur arrêt total !

Des gravats jonchant le sol, des tas de gravier, d’énormes blocs de béton abandonnés çà et là, des crevasses béantes un peu partout, etc… Voilà ce à quoi ressemble l’université Omar Bongo depuis plus d’un an. Un spectacle peu agréable à voir, résultant de l’abandon des travaux de réhabilitation, pourtant présentés comme l’occasion propice de moderniser et d’arrimer l’Université Omar Bongo aux standards internationaux.

Désillusion ? 

C’est le cas de le dire ! En effet, après plusieurs mois de travaux par intermittence, tous les chantiers sont en total arrêt total à ce jour. De la bibliothèque universitaire, en construction depuis des décennies, (un lieu devenu le sanctuaire privilégié des fumeurs de cannabis) en passant par les pavillons desquels les étudiants avaient été expulsés sans aucun préavis il y a plus d’un an pour cause de travaux, sans omettre les aires de jeux et autre voiries à bitumer, tout semble désormais au point mort.Un désordre à l’image du « temple du savoir ». Les interminables grèves en sont les parfaites illustrations.

Une situation non sans conséquences

La conséquence la plus manifeste est sans aucun doute le manque de solution d’hébergement pou les étudiants. Avec une population estimée à plus de 20 000 âmes, sans compter les nombreux arrivants qui chaque année viennent grossir ce nombre, la réhabilitation abandonnée des pavillons depuis plus d’un an donne le tournis aux étudiants venus de l’intérieur du pays et n’ayant malheureusement aucun point de chute ou aucun membre de leur famille disposé à le gracieusement dans la capitale gabonaise.

Surtout quand on connait l’inflation galopante enregistrée pour les prix des loyers à Libreville. Coût qui, ajouté aux autres tracasseries quotidiennes ne facilitent pas la vie à des milliers d’étudiants, bien souvent livrés à eux-mêmes. Un arrêt des travaux devant interpeller la Direction Générale des Marchés Publics, et l’Agence Nationale des Grands Travaux, car en charge du suivi des chantiers et de l’attribution des marchés. Ce n’est pas pour demain la veille la fin de l’ère des éléphants blancs !           


CNN

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