Tragédie de Nkoltang : Les cheminots fustigent l’accusation du Procureur

samedi 15 mars 2014 Société & environnement


Mercredi 12 mars dernier, le Procureur de la République accusait le directeur général de la Société d\’exploitation du Transgabonais (Setrag) d\’être responsable de la tragédie survenue le 3 février dernier sur la voie ferrée de Nkoltang. Toutefois, cette accusation est réfutée par l\’ensemble des cheminots qui menacent d\’entrer en grève si la procédure du Procureur est maintenue.

Les cheminots de la Société d\’exploitation du Transgabonais
(Setrag) fustigent la procédure engagée par le Procureur de la République face
à la tragédie survenue le 3 février dernier sur la voie ferrée de Nkoltang.

 

En effet, réunis au sein d\’une coalition des syndicats, les
cheminots ont lors d\’une communication jeudi 13 mars dernier, décidé à
l’unanimité de contester la mesure prise par le Procureur de la République, Sidonie
Flore Ouwe qui accuse la Setrag d\’homicide involontaire. Pour la coalition des syndicats, la
responsabilité de ce drame n\’incombe pas à la société, mais plutôt à l’Etat car
une disposition de l\’article 10 relative à la convention de la concession de la
gestion et d\’exploitation du Transgabonais établie entre la Setrag et l\’Etat prévoit la prise en charge par les
autorités gabonaises des travaux de sécurisation des passages à niveau.

 

\" Les passages à niveau
à l’intersection des lignes ferroviaires du domaine ferroviaire concédé et des voies routières
publiques sont autorisés par le ministère en charge des routes. L\’arrêté
précise les équipements à mettre en place et les conditions du potentiel
gardiennage, du passage par la concession. A cet effet, les travaux routiers et
ferroviaires de création du passage sont pris en charge et financés par
l\’Etat\",
précise l\’article 10 pris comme texte d\’appui, par Jean- René
Minanga, porte-parole des agents de la Setrag.

 

En signe de solidarité avec leur direction générale, les cheminots
ont décidé d\’observer un mouvement de grève illimité, en assurant au
préalable, un service minimum, conformément au Code du travail.

 

Une affaire qui annonce de prochains développements. A suivre...


PEO

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