Telenovela, quand tu nous tiens !

vendredi 9 octobre 2015 Société & environnement


Les séries sud-américaines encore appelées « Telenovelas » crèvent les écrans dans de nombreux foyers, surtout depuis l’apparition d’une chaine télévisée, entièrement dédiée à ces productions. La gent féminine est très friande de ces séries, à l’eau de rose qui font rêver plus d’unes.

Les acteurs changent, mais les scénarii, à quelques exceptions près, sont identiques. Les navets sud-américains mettent, pour la plupart, en scène une actrice démunie, dont la vie change par un hasard et généreux concours de circonstance. De l’ombre à la lumière, le quotidien « misérable » de cette dernière change brutalement. Et pour cause, la « souillonne » tombe sur un richissime époux ou découvre bien tardivement un héritage longtemps ignoré. Autre scénario classique, l’extrême persécution voire la victimisation d’une femme au cœur d’or. Dans tous les cas, l’actrice affronte les railleries et autres quolibets liés à son appartenance sociale. Par la suite, telle la chenille se métamorphosant en papillon, l’héroïne prend du galon et du pouvoir. Une brutale et rapide métamorphose ! La fin étant connue à l’avance, pourquoi un tel culte voué à ces productions tournées au jour le jour ? 

Les rasions 

En fait, bon nombre de femmes voient en ces telenovelas un palliatif cathartique. Des moments de détente et d’évasion, clament-elles, leurs permettant de se débarrasser du stress quotidien. A cela, s’ajoute le processus de socialisation. Dans nos us et coutumes et dans les contes de fées (importés de la culture occidentale), le bonheur, voire le destin d’une femme passe impérativement par le mariage. Une conception réductrice de la femme très ancrée dans les mentalités. Et comme « l’Homme » est partout le même, les telenovelas ne font que refléter des réalités semblables et présentes dans tous les espaces socio-culturels.

Quid de la dépendance ?

Reconnaissons que ces telenovelas suscitent auprès de la gent féminine une véritable accoutumance. Un euphémisme évoquant l’addiction des femmes. Les plats cramés et autres omissions, tous azimuts, résultant des telenovelas sont légion. Normal, ces séries captivent leurs consommatrices. Les répercussions de cette dépendance s’enregistrent aussi dans le milieu professionnel et estudiantin. De nombreuses mères de familles s’adonnent à cœur joie et des heures entières aux commentaires des épisodes diffusés la veille. Pendant ce temps, le travail pour lequel, elles sont rémunérées piétine ! Le moins que l’on puisse dire c’est que ces telenovelas gangrènent les foyers et abrutissent chaque jours un peu plus leurs férues. On en veut pour preuve, ce « diktat » des telenovelas sur les programmes instructifs et d’informations générales dans plusieurs ménages.


YFI

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