Syndicats et Société civile : Des officines politiques !

mercredi 6 janvier 2016 Politique


Au Gabon, les syndicats et la Société civile, jusque-là œuvrant respectivement à la défense des droits des travailleurs et des questions d’ordre social, sont en passe de devenir des bases arrières des acteurs politiques. C’est du moins le sentiment de nombreux observateurs, au regard de la confusion de rôles et de l’inféodation politique de certains acteurs desdites organisations sociales.

La Société civile, comme son nom l’indique, doit avant tout et uniquement défendre les questions à caractère social telles la protection de l’environnement, la cherté de la vie, etc.Le syndicalisme, pour sa part a pour vocation de défendre les droits des travailleurs. Des missions désormais rangées aux calendes grecques ! On en veut pour preuve, l’exemple du Burkina Faso, avec le très célèbre « Balai citoyen »,très impliqué dans l’éviction de Blaise Compaoré en 2014et du mouvement « Ya n’en marre » aux avants postes dans la déchéance d’Abdoulaye Wade de la tête du Sénégal en 2012, sans oublier « La lucha »,actuellement vent debout contre un troisième mandat du président Kabila au Congo Kinshasa. Une liste loin d’êtreexhaustive.

Quid du Gabon ?

Autant d’exemples donnant des idées « insurrectionnelles » aux organisations sociales gabonaises. Lesquelles organisations ont décidé de s’inscrire désormais dans l’activisme politique. En effet, certains leaders syndicaux comme Marc Ona Essangui et Georges Mpaga, en sont les exemples palpables. A ces « activistes », s’ajoutent les syndicalistes du CONASYSED. Un syndicat d’enseignants s’appuyant sur des revendications salariales et d’existence pour réclamer la « tête » d’Ali Bongo Ondimba. S’il ne s’agit pas de politique comment qualifié un tel combat ?

Mieux, la position de NdongEdzo et Marcel Libama, respectivement Délégué Général et Délégué Administratif de la CONASYSED, pendant leur dernière assemblée générale, est plus qu’évocatrice.Deux leaders clamant haut et fort et surtout à qui veut l’entendre « qu’il faut mettre un terme » au régime d’Ali Bongo, qu’ils considèrent comme « le mal » profond du pays.

Pas besoin d’être un spécialiste en Sciences Politiques, pour constater la confusion de genre régnant au sein de la prétendue Société Civile et du milieu syndical. Et pour preuve, les causes sociales sont reléguées au second plan au profit de la politique. D’où la perte de crédit et de légitimité des « ténors » syndicaux. Aujourd’hui, l’instrumentalisations tous azimuts des centrales syndicales et de la société civile par les hommes politique est à peine voilée. Il est donc temps que chacun demeure dans son champ d’action, pour éviter toutes confusions de genres, missions et rôles. 


CNN

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