Suspension de l’aide du FMI : Les précisions de Régis Immongault !

vendredi 16 mars 2018 Economie


Il aura fallu aux autorités gabonaises en tête desquelles le ministre de l’Economie, de la Prospective et de la Programmation du Développement Durable, Régis Immongault , quelques heures pour mettre un terme à la « fake news » inhérente à une éventuelle suspension de l’aide du Fond Monétaire International, FMI, au pays. L’information devenue virale fait état du courroux du FMI en raison de l’inclusion du « club de Libreville » dans l’épurement de la dette intérieure. Pour le Ministre de l’Economie, il s’agit purement et simplement d’une contre-vérité.

Décidément l’épurement de la dette intérieure charrie de nombreux commentaires. Dernier exemple en date la « prétendue » suspension de l’aide du FMI ayant enflammé la toile depuis quarante huit heures. Suffisant pour faire sortir le « patron » de l’Economie de son mutisme sur le sujet. Dans un communiqué rendu public, hier, jeudi 15 mars courant, Régis Immongault revient au préalable sur les conditions d’attribution de ladite aide.

Historique de l’attribution de l’aide

« Le Gabon est l’un des pays de la CEMAC à avoir signé un programme triennal de stabilisation macroéconomique et de relance de la croissance avec le FMI et qui s’exécute normalement ». Ce dernier de rajouter : « Ce plan de relance a reçu en juin 2017, l’approbation du Conseil d’Administration du FMI à travers la conclusion d’un programme triennal (2017-2019) au titre du Mécanisme Elargi de Crédit ». A en croire les autorités locales, la partie gabonaise respecte belle et bien les clauses du contrat et la mise en place du « Club de Libreville », (Ndlr : regroupement d’opérateurs économiques semble-t-il ‘’ informel’’ et pointé du doigt) ne constitue en aucun cas un détournement de d’objectif.

D’après Régis Immongault : « Le Club de Libreville est une modalité pratique utilisé par le passé pour le règlement de la dette intérieure comme prévu dans le PRE ». La même source éclaire la lanterne de l’opinion publique quant à l’importance du Club incriminé. « (…) C’est dans cette perspective que le Club de Libreville qui n’est pas une création nouvelle, a été mis en place. Il s’agit d’une plateforme pour regrouper les créanciers domestiques et faciliter le dialogue entre les entreprises locales et l’Etat pour un règlement diligent des créances ».

Quid de la réaction du FMI ?

Pour l’auteur du communiqué : « (…) Il n’est donc pas exact d’affirmer que le FMI méconnaitrait l’existence du Club de Libreville ou s’opposerait à sa mise en place en vue d’assurer le paiement de la dette intérieure nécessaire à la relance de l’économie nationale. Les experts du FMI ont juste souhaité que le Club de Libreville tienne compte des contraintes macroéconomiques arrêtées dans le cadre du programme ».


YAO

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