Convention de concession entre l’Etat et la SEEG : Divorce prononcé !

27 février, 23:29, par Jean Claude BOLAN

Voilà, Veolia est partie, la vie se poursuit quand même au Gabon, sans eux. Cela ne veut pas dire pour autant que la page Veolia est tournée. A écouter ce qui est dit dans la presse, elle menace de se retirer de tous les pays où elle est présente en Afrique, leurs partisans nous souhaitent toutes les misères du monde, DIEU nous en garde, mais nous ne sommes qu’un petit peuple, ayez pitié, l’argent ne doit pas nous faire perdre la mesure dans nos propos. Il faut le gagner honnêtement ; ce n’est pas parce que l’on fait du chiffre en Afrique que les règles doivent changer. Soyons juste : si le contrat prévoit que l’Etat devra restituer les 51 % du capital de la SEEG qu’il avait cédé à Veolia le 13 juin 1997 et correspondant à 765 000 actions de 10 000 FCFA, soit 7 650 000 000 FCFA, alors cela se fera mais bien évidemment après avoir réalisé tous les inventaires et évaluations des actifs résiduels de la société.
Néanmoins au terme de ce contrat dont la fin a été actée, et sachant que toutes les installations de production se trouvant en territoire gabonais appartiennent à l’Etat et restent à l’Etat, des interrogations subsistent.
Jusqu’à ce jour les aspects techniques de tous domaines, que ce soit en eau ou en électricité sont maîtrisés par les personnels nationaux. Tous les postes de management sont d’une manière générale pourvus par soit par des expatriés ou par des nationaux.
1) Sauf un seul : les finances. Que ce soit « avant et après » la privatisation de la SEEG, ce poste "a toujours été" détenu par des expatriés venus de "France". La Direction des Affaires Financières et de la Comptabilité de la SEEG a toujours été occupée par un cadre français recruté hors de la SEEG et hors du Gabon ; comment interpréter cela ? Est-ce normal ? A-t-il manqué depuis 1950 date de création de la SEEG de gabonais ou autre expatrié capable d’occuper ce poste ? Sinon que reproche-t-on aux comptables ou financiers nationaux ou africains, puisqu’il en existe et de qualité ? Ne sommes-nous pas dignes de gérer nous-mêmes nos vies et celles de nos enfants et cela de manière intègre ?
2) Fort de l’expérience désastreuse que nous venons de vivre, allons-nous encore ouvrir à hauteur de 51% le capital de la SEEG, et le confier à un unique « partenaire stratégique » venant de l’extérieur du Gabon ?
3) N’y aurait pas lieu de fragmenter les métiers actuels de la SEEG et les confier à plusieurs opérateurs répartis sur plusieurs exploitations à travers le pays ? (Production et Transport Electricité, Production et Transport Eau, Stockage des Barrages et des Réservoirs d’Eau, Distribution et Commercialisation Electricité, Distribution et Commercialisation Eau)

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