SOS pour l’hôpital psychiatrique de Melen !

vendredi 13 novembre 2015 Société & environnement


Que de fous errants dans les rues de Libreville, la capitale gabonaise ! Beaucoup à cause de la négligence parentale, d’autres parce que l’Etat a démissionné devant ses missions régaliennes. Une situation que déplorent les professionnels de la santé.

Chaque fois que vous rencontrez un membre du personnel de l’hôpital psychiatrique de Melen où que vous soyez, c’est avec amertume qu’il vous rapporte ce qui s’y passe. La structure est fermée depuis des mois parce que manquant presque de tout. D’où l’appel lancé par les responsables en direction du gouvernement pour qu’il prenne à bras le corps la question et y réponde urgemment si l’on veut éviter que de trop nombreux malades mentaux ne se retrouvent dans les rues sans assistance.

A l’hôpital psychiatrique de Melen, l’on déplore jusqu’au manque de néons pour pouvoir s’éclairer, alors que le laboratoire chargé de la prise en charge des patients est vide : pas de produits médicamenteux et d’appareils d’analyse et de soins au point où même lorsque les personnels qui y viennent dans le but de travailler, sont réduits à croiser les doigts. Le comble, c’est que cette histoire ne date pas d’aujourd’hui puisque selon des témoins interrogés, l’on a assisté maintes fois à des mouvements d’humeur pour faire constater cet état et réclamer des mesures urgentes susceptibles d’apaiser et d’aider le personnel soignant et les malades.

Peut- on mesurer les dégâts occasionnés par des mois d’inactivité dans des structures aussi sensibles que l’on a souvent confondues à un asile ? Bien sûr que non, lorsque l’on adopte la posture d’un négligent, mais quand l’on essaie de vérifier ce qui s’y passe en tentant d’observer le phénomène sous tous ses angles, alors on se rend bien compte de la gravité d’un tel relâchement.

Le ‘’fou’’ est un malade comme tout autre et non un patient à part, il lui faut donc assistance et soins pour lui permettre de réintégrer la société auprès de ses de sa famille, de ses collègues de service pour les travailleurs, de goûter aux joies de la vie en magnifiant tous les jours comme tous les autres êtres la liberté qui vous laisse vous pavaner là où vous voulez sans restrictions. Or, à l’hôpital, le malade a l’impression qu’il est ghettoïsé, il est surpris quelquefois à se faire peur quand il supporte très mal le traitement qu’il subit.

Pourquoi ce n’est que maintenant que les autorités tentent de redonner un visage accueillant à cet hôpital alors que le problème se pose depuis longtemps ? La question est pertinente lorsque l’on constate que des dépenses de prestige sont effectuées tous les jours que Dieu fait au vu et au su de tout le monde, cela crève les yeux, sans que personne ne s’interroge sur la nécessité de ces dernières pour la communauté, dire qu’elles ne servent que les intérêts d’un tout petit nombre.

Et pourquoi négliger la savoir des praticiens qui veulent bien mettre, ce sont leurs dires à eux- mêmes, leur intelligence à rude épreuve et mériter le salaire qui leur revient ? L’Etat est- il content du gâchis lorsque des Bac +8 d’études reviennent au pays et sont bloqués dans l’exercice de leur profession par des causes exogènes ? Vivement qu’il se penche sur le cas de cet hôpital, le seul psychiatrique que compte notre pays, le Gabon !


JGN

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