Société gabonaise : la perte des valeurs ?

mardi 29 septembre 2015 Speciales


L’horrifiante découverte, ce week-end, d’une fille étêtée alimente, çà et là, les conversations. L’acte atroce est insolite pour passer inaperçu.

De mémoire de gabonais, il semblerait que cette découverte soit la première du genre. Une personne décapitée, dont la tête est retrouvée à mille lieux de la dépouille. Avant la découverte défrayant en ce moment la chronique, le quotidien « L’Union » a révélé dans ses colonnes, un viol commis par un trentenaire sur une file âgée de 6ans à Makokou. Le quidam a assouvi sa libido sur une fille qui ne peut attirer sexuellement aucun homme, normalement constitué de corps et d’esprit. Impensable, inconcevable ! Bref aucun adjectif n’est suffisamment fort pour exprimer cet acte anormal. La société gabonaise perd-t-elle ses valeurs cardinales ? Et pourquoi donc ?

Le mimétisme de l’Occident

Au fil du temps, les familles gabonaises s’effritent et se déchirent. L’individualisme devient la norme, et ce, au déprend de la solidarité et du partage. Le dicton, « chacun pour soi, Dieu pour tous », constitue maintenant le socle social de moult individus. Il est loin le temps, où le problème d’une personne était celui d’une famille entière ou d’une communauté. Aujourd’hui, les activités doublées d’autres prétextes spécieux sont à l’origine des nombreuses déchirures et scissions familiales de tous genres. Fini le temps de la famille élargie ! Bonjour l’ère de la famille restreinte. C’est dire que le « modernisme » a eu raison du communautarisme. 

La recherche effrénée du profit ?

Pour des espèces sonnantes et trébuchantes, des individus, sans foi ni loi, sont prêts à tout, même du pire. On en veut pour preuve, les commanditaires et auteurs des crimes dits rituels ou encore de sang avec prélèvements d’organes, c’est selon. Le débat sémantique n’occulte en rien la réalité des atrocités commises. La psychose gagne du terrain, tant chaque jour les médias dresse un tableau peu reluisant de la société. Cette dernière étant marquée par des meurtres, agressions et autres violences. Laquelle flambée de violence ne semble émouvoir personne, des dirigeants aux parents.

Quand l’autorité fout le camp !

Au regard des faits, il ressort que le système éducatif est démissionnaire. Les parents et enseignants ne jouent plus leur partition. Du coup, la porte au désordre est grande ouverte. La démission des « accoucheurs de conscience », (au sens philosophique), favorise l’indiscipline, le désordre, voire l’absurde. La délinquance juvénile, relayée quotidiennement sur les réseaux sociaux et dans les différents médias de la place en est la preuve palpable, s’il en était besoin de le prouver. Autre raison de cette perte des valeurs et pas des moindres, la faiblesse de la puissance publique. L’impunité et les passe-droits ont affaibli la puissance publique. La crainte de l’autorité étant rangée depuis belle lurette aux calendes grecques. Le Gabon ressemble dangereusement à « une pétaudière ». Il est impérieux que chacun à son niveau, travaille au retour des valeurs morales. 


YFI

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