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LQ : Quelle est la valeur estimée de ces investissements ?
GG : Par rapport aux chiffres avancés par les différents investisseurs, on estime qu’il y aura un investissement de l’ordre de 900 millions de dollars par an sur les trois prochaines années.
LQ : La production de la ZES est-elle entièrement destinée à l’exportation ?
GG : La loi sur la ZES promulguée cette année stipule bien que 75% de la production iront à l’exportation, et que le
solde sera commercialisé sur le territoire national.
LQ : Quels sont les avantages accordés aux investisseurs ?
GG : Tous les investisseurs qui vont s’engager dans la transformation des ressources naturelles du pays bénéficient d’avantages fiscaux et douaniers. Sur le plan fiscal, ils ont droit à une exonération totale de l’impôt sur les sociétés pendant les dix premières années, ensuite à une taxe de 10% qui leur est appliquée durant les cinq années suivantes. Ils bénéficient aussi d’une exonération totale sur les taxes et droits douaniers dans l’importation des biens et des équipements et l’exportation des produits manufacturés, et profitent d’une réduction du prix de l’électricité de l’ordre de 50% par rapport auxprix appliqués à Libreville. Ils bénéficient enfin du concours de l’Etat pour faciliter le transfert de certains papiers administratifs par la mise en place d’un guichet unique.
LQ : Est-ce que les équipements en logistique d’accompagnement sont en place ?
GG : Nous avons confiance. Les besoins en infrastructures du site seront accomplis. Nous nous sommes attelés à ce que le choix du site tienne compte de son accessibilité. Comme vous le voyez, la route est à 700 mètres d’ici, la ZES est située à 12 km de la nationale 1, à 14 km de la gare ferroviaire et à moins de 1 km de l’Jkoy-Komo, la voie fluviale. En ce qui concerne l’électricité, les besoins de la ZES de Nkok sont estimés à 220 MW. Cette production dépasse celle du Gabon. Pour cela, il y a plusieurs projets pour mettre à disposition cette consommation souhaitée. Dans la périphérie de Libreville, il y a une centrale électrique de 75 MW déjà disponible, qui viendra approvisionner en électricité la zone. Sur place, nous allons développer une usine dont la capacité de production sera de 15 MW, qui utilisera les déchets de bois comme matière première. Il y a enfin un autre projet d’électricité dans la zone de Fugamon qui utilisera l’hydraulique pour générer de l’électricité.
LQ : Combien d’investisseurs se sont déjà manifestés ?
GG : 45 investisseurs ont fait l’acquisition de terrains. Ils proviennent de six pays différents. Globalement, on pense que 150 entreprises viendront s’installer sur cette zone.
LQ : Quel est le prix du m² sur la zone ?
GG : Ce n’est pas cher, il est cédé entre 30 000 et 40 000 FCFA, contrairement à d’autres zones de Libreville où le mètre carré s’échange entre 100 000 et 150 000 FCFA.
LQ : Quel est le coût des travaux de réalisation de la zone de Nkok ?
GG : D’un coût global de 250 milliards de francs CFA, la ZES devrait attirer près de 500 milliards de francs d’investissements et créer 3000 emplois.