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Chantier du barrage de Grand Poubara |
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Le Quorum : La première pierre d’une centrale à gaz a été posée. Que représente-t-elle dans la politique énergétique ?
Régis Immongault : Comme on dit, l’énergie précède le développement. La centrale thermique à gaz va alimenter en électricité la ZES de Nkok. Dans sa première phase, elle aura 150 mégawatts. Le Chef de l’Etat a une stratégie qui consiste à booster la puissance énergétique du Gabon. Actuellement, la puissance installée est de 374 mégawatts. En 2020, nous serons à 1200 mégawatts. A court terme, nos projets sont de plus de 400 mégawatts. Nkok n’aura pas besoin de ces 400 mégawatts en 2012, parce que la montée en puissance sera fonction des projets. A partir de 2012-2013, la demande potentielle en énergie électrique de la ZES sera satisfaite.
LQ : La main d’oeuvre gabonaise est-elle suffisante dans les secteurs stratégiques de l’eau et de l’électricité ?
RI : C’est un problème réel, mais auquel nous apportons des solutions. Nous venons de signer un partenariat avec une institution spécialisée dans la formation aux métiers de l’eau qui se trouve au Burkina Faso. Nous allons discuter avec d’autres partenaires en ce qui concerne la formation en électricité. L’Université de Franceville va également contribuer à la formation. En attendant, il est clair que pour une période donnée nous aurons recours à la main d’oeuvre étrangère, qui sera remplacée au fur et à mesure.
LQ : Le Gabon s’est lancé dans l’énergie propre. Quels sont les investissements prévus dans ce domaine ?
RI : Il y a une montée en puissance du budget d’investissement du Ministère de l’Energie. En 2011, 100 milliards de francs CFA (152 millions d’euros) ont été injectés. La majeure partie a été orientée vers l’énergie propre. Nous avons fait une programmation sur 2010-2020 pour 2,29 milliards d’euros. C’est une grande ambition à laquelle j’invite le secteur privé à participer pour booster l’offre énergétique propre.
LQ : Les crédits carbone sont peu utilisés malgré un grand potentiel. Comptez-vous y remédier ?
RI : Absolument. En accord avec mon collègue le Ministre de l’Environnement, nous avons sélectionné des projets. Nous y avons même prévu des barrages hydroélectriques qui concourent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La biomasse, c’est pour les projets futurs, puisque nous n’en avons pas encore l’expérience. Nous sommes en train d’élaborer la réglementation pour attirer les investisseurs.