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D.R.Goodluck Jonathan président par interim du Nigeria |
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La dissolution du gouvernement Nigérian a été rendue publique le 17 mars en fin d'après-midi par la télévision d'Etat NTA, qui n'a pas communiqué plus de détails. Elle constitue un acte politique important pour le Pays. Le président en exercice, Goodluck Jonathan, prouve qu’il a consolidé son assise politique, et que désormais il entend prendre en main les affaires du pays.
Depuis le départ du président Umaru Yar'Adua, le 23 novembre dernier, la bataille politique avait en effet pris le pas sur les questions intérieures. Le retour au pays du président, effectué en catimini après trois mois de soins pour troubles cardiaques en Arabie saoudite il y a un mois n’avait rien arrangé, laissant craindre un statu quo au sommet de l’Etat entre deux clans du président.
Pour éviter que le clan Yar'Adua incarné par sa femme Turai ne tente de se maintenir au pouvoir envers et contre tout, Goodluck Jonathan avait un peu plus d'un mois après sa prise du pouvoir au Nigeria démis le ministre de la Justice, limogé le conseiller à la sécurité nationale, autre proche de Yar'Adua, et désigné Theophilis Dnajuma, un ancien général très respecté, comme son principal conseiller.
Cette solution permet donc à Goodluck Jonathan de s’entourer de nouveaux ministres. Reste à savoir à présent quels seront les membres de ce nouveau gouvernement : « Tout le monde attend un peu crispé », indique un observateur nigérian.
D’après la Constitution, il faut au moins que les 36 Etats de la fédération soient représentés. Pour ce qui est des postes-clés du gouvernement, ils devraient faire l’objet de nombreuses tractations.