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D.R. A droite, le chef de division Afrique, John Wakeman-Linn, en conférence à Libreville. |
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Bilan globalement satisfaisant pour la mission du Fonds monétaire international (FMI), qui vient de travailler pendant 10 jours avec les autorités gabonaises sur la mise en œuvre de la nouvelle politique économique nationale.
Conduite par le chef de division Afrique, John Wakeman-Linn, la délégation a tenu un point presse ce 12 mars pour présenter les principales recommandations adressées aux autorités gabonaises, à l’approche de l’expiration du plan triennal FMI-Gabon 2007-2010 en mai prochain.
«L’économie gabonaise a connu en 2009 une année difficile, (…) et les résultats économiques arrêtés dans le cadre du programme de l’accord de confirmation n’ont pas été tous atteints en 2009», a d’abord relevé John Wakeman-Linn.
Concernant la mise en œuvre du plan d’émergence économique, «il est crucial qu’elles [les autorités gabonaises] mettent également l’accent sur le maintien de la stabilité macroéconomique, en évitant les tensions inflationnistes préjudiciables aux populations vulnérables et la viabilité budgétaire», a-t-il expliqué, invitant les autorités à «rester attentives à la mise en œuvre des orientations budgétaires en 2010 et à moyen terme».
«Bien que l’investissement soit nécessaire pour atteindre les objectifs à long terme (…), le très ambitieux programme du gouvernement (…) pourrait ne pas aboutir aux résultats attendus», a-t-il prévenu, invitant les autorités à «revoir le rythme d’accélération des investissements et à tester rapidement les nouvelles mesures prises dans le cadre de la rationalisation de la chaine de dépense publique et la recherche de son efficacité».
Saluant les récentes mesures encourageantes comme l’audit de la Fonction publique, la mission du FMI a enfin souligné «le lien étroit entre l’amélioration de la gouvernance et la réussite de la diversification de l’économie gabonaise».
L’accord de confirmation triennal 2007-2010 triennal qui arrive à échéance en mai prochain est un programme économique axé notamment sur la diminution significative du déficit budgétaire hors pétrole pour se rapprocher d’un niveau soutenable à long terme. Il portait sur environ 117,3 millions de dollars, soit près de 59 milliards de francs CFA.