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D.R. Un gisement de manganèse à Mounana. |
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Pour faire face aux répercussions sociales et environnementales subies par les populations autochtones riveraines des gisements miniers, un ensemble de recommandations d’ordre légales et organisationnelles ont été prises à l’issue de l’atelier de validation de l’étude stratégique, sociale et environnementale (ESSE) organisé les 11 er 12 mars dernier à Libreville par le ministère des Mines et la Banque mondiale.
Les participants ont notamment recommandé la participation des cabinets locaux, des centres de recherche et des universitaires dans la réalisation de toutes les études, ainsi que la systématisation du suivi et de l’évaluation des plans de gestion environnementale et sociale.
La nécessité de systématiser le contrôle des plans de gestion environnementale et sociale par les cabinets, bureaux d’étude, institutions universitaires et centres de recherche a également été retenue par les commissions de travail, ainsi que l’effectivité de la décentralisation et le reversement aux collectivités locales des recettes fiscales sur la base de la péréquation existante.
La proposition de partage des revenus miniers entre l’Etat et les communautés autochtones a en revanche été rejetée par l’une des commissions, comme celle concernant la révision du Code minier de notre pays. Les participants ont toutefois exhorté le gouvernement à ratifier la convention n°176 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la santé et la sécurité dans le secteur minier.
«L’atelier qui pose les bases du développement durable, fondé sur les trois dimensions que sont l’environnement, le social et l’économie a amené les commissions à trouver des mesures de compensation sur la qualité de la gestion de l’environnement, le renforcement des compétences et des capacités des administrations indiquées pour toutes les questions d’ordre environnementales», a expliqué le facilitateur du cabinet IS-OPC, monsieur Ndong Mba.
L’expérience a en effet montré que l’exploitation intensive des ressources minières et minérales pouvait avoir un impact négatif sur l’environnement et sur les habitants riverains des sites exploités. L’étude réalisée par le cabinet IBI doit donc permettre d’améliorer le contrôle de l’impact environnemental des exploitations minières, mais aussi de mieux assurer les retombées socio-économiques pour les communautés locales des sites exploités.
On se rappelle par exemple que la première mouture de la convention d’exploitation par les Chinois du gisement de fer de Belinga, dans le Nord-Est du pays, avait été vivement critiquée en raison des graves retombées environnementales encourues, et qualifiée de léonine pour les populations locales.