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D.R |
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Fin de la tournée africaine du FMI. Démarrée le 6 mars, elle s’est achevée ce 12 mars. Au cours de ce périple, le directeur de cette institution, Dominique Strauss-Kahn, a multiplié les rencontres et les débats.
Le Patron du FMI a aussi développé des idées pas toujours orthodoxes, par exemple ce « fonds vert » de cent milliards de dollars, afin d’aider les pays émergents à s’adapter au changement climatique, un dossier qui ne tombe pas vraiment dans ses compétences d’attribution.
Dominique Strauss-Kahn n’a pas été avare en louanges. Selon lui, les gouvernements africains ont pris les mesures qui s’imposaient pour faire face à la crise, même s’il demeure préoccupé par l’étendue de la corruption sur le continent. Il a souligné le 08 mars au Kenya, la disponibilité de son institution à aider les pays africains à mieux négocier leurs contrats avec la Chine, dont les investissements sont en croissance rapide en Afrique.
« Quand des entreprises chinoises ou des banques chinoises viennent investir en Afrique, elles le font parce qu'elle espèrent en retirer des revenus, et c'est bien normal. Mais il faut que les contrats ne soient pas des contrats léonins », a expliqué M. Strauss-Kahn en Nairobi. « Le rôle d'une organisation comme le FMI c'est aussi vrai pour la Banque mondiale est d'essayer d'être aux côtés des pays africains pour les aider à négocier des choses qui soient équilibrées », a-t-il ajouté.
Monsieur Strauss-Kahn a cité notamment le cas de la renégociation fin 2009 de contrats miniers « de l'ordre d'une dizaine de milliards de dollars » en République démocratique du Congo (RDC). « On a trouvé une solution où effectivement les Chinois ont une garantie (...) mais pas une garantie financière de sorte que cela n'a pas empêché les Congolais d'avancer sur la voie de l'annulation des dettes », a poursuivi le patron du FMI.
Le contrat, assorti d'une garantie financière demandée par les entreprises chinoises, prévoyait la construction d'infrastructures, d'écoles, d'hôpitaux.
Le directeur exécutif du FMI a aussi rencontré le 9 mars les étudiants en économie de l'Université du Witwaterstrand (WITS) à Johannesburg, en Afrique du Sud, et a qualifié les Africains de "victimes innocentes" de la crise financière. Cela a aussi été pour lui l'occasion de prêcher en faveur d'une plus grande régulation des marchés financiers. « Il y a encore beaucoup de travail pour améliorer la régulation, mais aussi la supervision de cette régulation », a-t-il déclaré. L'idée : éviter que l'économie réelle trinque quand c'est le secteur financier qui prend des risques disproportionnés.
Dans la logique de sa tournée africaine qui vise en partie à restaurer l'image d'un FMI trop souvent considéré comme « le grand méchant qui dicte ce qu'il faut faire ou ne pas faire », le patron du FMI a par ailleurs souligné sa volonté de réformer l'institution, notamment en y intégrant plus d'agents et des spécialistes venus du monde entier. « Le FMI ne doit pas être une administration enracinée à Washington », a-t-il dit. Il a en outre annoncé la création de deux nouveaux centres d'assistance technique à Maurice et au Ghana au cours de l'année 2010.