 |
| ©
D.R. Le Palais de Kosyam à Ouagadougou, au Burkina Faso |
|
| |
|
Une mission de la Banque africaine de développement (BAD) était le 8 février 2010 au palais de Kosyam. Elle était composée de Thierry de Longuemar, de Youssouf Ouédraogo et d’Antoinette Dinga-Dzondo, respectivement premier vice-président chargé de Finance de la BAD, conseiller spécial du président de la BAD et représentante résidente de ladite institution au Burkina.
A sa sortie d’audience, le chef de la délégation, Thierry de Longuemar, a confié à la presse qu’ils sont venus échanger avec le président du Faso de négociations en cours pour l’augmentation du capital de la Banque africaine de développement. Cette préoccupation, a-t-il dit, fera l’objet d’une réunion qui se tiendra à Tunis le 12 février prochain. Il s’agit d’une rencontre consultative des gouverneurs africains de la BAD à qui l’institution a demandé le soutien pour l’augmentation de capital.
Thierry de Longuemar a expliqué que cette augmentation répond à la nécessité de renforcer les capacités du groupe de la Banque africaine de développement. Ce, dans le but de « mieux préparer l’avenir » en adaptant la capacité de la Banque pour qu’elle puisse « faire face aux besoins de ses actionnaires » sur qui la BAD compte pour cette augmentation de capital.
Selon le chef de la délégation, la BAD a mis en place trois principaux mécanismes qui étaient nouveaux par rapport aux instruments traditionnels qu’elle utilisait jusqu’en 2008, année où la crise s’est déclenchée.
Ce sont : une facilité pour le financement du commerce qui n’était pas au programme des activités de la Banque avant la crise ; une facilité pour apporter de la liquidité aussi bien aux Etats qu’aux établissements financiers qui se trouvaient dans des situations de liquidité du fait de la crise ; une accélération de l’utilisation des ressources du Fonds africain de développement.
Selon Thierry de Longuemar, tous ces mécanismes, qui ont été mis en œuvre en 2009, ont permis au groupe de la BAD d’obtenir de bons résultats.
S’agissant de la santé financière de l’institution bancaire continentale, M. Thierry rassure qu’elle est « meilleure que celle de la majorité des êtres humains sur terre », car la BAD a une situation financière exceptionnelle qui la place dans une bonne position sur le marché financier.
Cette performance, a-t-il conclu, la BAD la doit à la gestion financière qui, dirigée par le président Daniel Kaberuka, a bénéficié de conditions très favorables et de la confiance que lui ont accordées ses clients et actionnaires.