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gaboneco / de gauche à droite : Zacharie Myboto (UGDD), l'ancien Premier ministre Jean Eyeghe Ndong, et l'ancien ministre de l'Intérieur, André Mba Obame, candidats malheureux à l'élection présidentielle du 30 août 2009 |
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Selon des sources proches de cette coalition des partis de l'opposition qui intègre plusieurs candidats indépendants, toutes les modalités pratiques pour la création de ce vaste rassemblement politique sont définies, même s'il reste quelques points à régler d'ici à sa présentation au public.
Créé au lendemain de la proclamation des résultats de l'élection présidentielle, le Front de refus du coup de force électoral avait axé l'essentiel de son action sur la dénonciation de ce qu'il qualifiait de «hold-up électoral» du parti au pouvoir, pour mobiliser les Gabonais et surtout la communauté internationale sur l'illégitimité du nouveau pouvoir.
Après quatre mois de guerre lasse, ponctuée par une série de manifestations dont l'essentiel a été interdit par le gouvernement, et privé d'une tribune légale d'expression, le Front de refus du coup de force électoral a jugé utile de fédérer ses moyens, son énergie et ses ambitions autour d'un grand parti politique capable de contrer le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir).
Si pour l'instant, on ne sait pas s'il s'agit d'un parti nouveau, d'une fusion de plusieurs partis ou d'une intégration des forces vives de l'opposition au sein d'un parti existant, l'ambition de ce vaste rassemblement des «compatriotes» est d'asseoir les bases d'une alternative politique crédible.
Sur la base des résultats de l'élection présidentielle, province par province, l'érection d'un parti politique regroupant tous ceux qui ont permis de battre le PDG dans les différentes localités du pays, serait un atout indéniable pour l'opposition dans la perspective des élections locales, législatives et même présidentielle à venir.
Mais pour une fois, l'opposition pourra-t-elle s'unir pour donner corps aux ambitions d'un tel projet? Si à sa création le Front de refus du coup de force électoral rassemblait l'essentiel des candidats malheureux, soit 17 sur les 22, beaucoup ont déjà quitté le navire de la coalition qui se recroqueville désormais autour d'une demi douzaine de leaders politiques, dont André Mba Obame et Zacharie Myboto font figure de proue.
C'est d'ailleurs les noms de ces deux personnalités qui circulent pour la présidence et le secrétariat général de ce parti. Le président de l'Union pour démocratie et le développement (UGDD, opposition), Zacharie Myboto, serait pressenti pour la présidence alors qu'André Mba Obame, arrivé 3e à l'élection présidentielle avec plus de 25% des voix, est attendu au secrétariat exécutif.
Cet attelage est-il attractif pour ratisser large et servir de catapulte à la nouvelle formation politique? Tout dépendra de la solidité de la coalition, de la sincérité des «leaders-associés», de la pertinence de leur projet pour le Gabon qui doit s'émanciper du verbiage pour s'enraciner dans l'action concrète .