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D.R. Le fistule reste une infection très peu connue en Afrique où elle sévit pourtant le plus |
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Comment expliquer l'absence quasi totale d'information et de sensibilisation sur les fistules, alors que celles-ci continuent inexorablement de frapper les populations locales ? Pour pallier la méconnaissance patente de cette maladie, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a diligenté une enquête auprès des populations locales.
La fistule obstétricale est la constitution d'une communication anormale entre la vessie et le vagin ou entre la vessie et le rectum survenant à la suite d'une grossesse compliquée. La fistule est un problème mondial, mais elle est surtout commune en Afrique. Elle survient d’ordinaire pendant un accouchement prolongé, quand une femme n’obtient pas la césarienne qui serait nécessaire.
Si cette maladie existe depuis longtemps, peu d'informations sont disponibles sur elle, alors que près de 3 000 000 femmes sont touchés et 50 000 à 100 000 nouveaux cas sont recensés chaque année.
Si les pays développés sont aujourd'hui parvenus à éradiquer la maladie, les pays pauvres, particulièrement en Afrique, sont toujours très exposés. Une enquête de l'UNFPA réalisée en 2003 dans 9 pays d'Afrique subsaharienne montre que la plupart des femmes atteintes sont jeunes, pauvres et analphabètes. Il s'agit de la complication non mortelle la plus fréquente des accouchements dans ces pays.
Et malgré la gravité des conséquences qu'elle peut entraîner, cette maladie n'a jamais fait l'objet d'une prévention ou même d'une information particulière dans les pays concernés.
Au Gabon, aucune étude n'a encore été réalisée sur le sujet mais avec une prévalence contraceptive faible, les carences sanitaires pour la prise en charge des difficulté à l'accouchement et un âge médian jeune des premiers rapports sexuels et des premiers enfants, le pays est tout exposé à cette maladie.
L'enquête de l'UNFPA devra évaluer la perception socioculturelle et l'impact social de la fistule obstétricale chez les femmes gabonaises.