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D.R. |
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Face à une telle situation, le nouvel homme fort de Tana a accepté l’ouverture de négociations, sous médiation internationale, qui se sont tenues d’abord à Maputo, ensuite à Addis-Abeba.
Les discussions, qui ont réuni Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, les chefs des quatre formations politiques les plus représentatives, avaient pour but de trouver un modus vivendi pour le retour de la paix.
Après plusieurs semaines d’interruption, les protagonistes de cette crise, hormis le trentenaire, Andry, se sont retrouvés hier à Maputo au Mozambique, avec un objectif : signer une charte qui permettra de mettre un terme aux violences qui secouent l’île depuis plusieurs mois, et gérer la transition vers de nouvelles élections. Au menu des échanges :
Le principe d’une transition pacifique, l’amnistie et la question d’un gouvernement de consensus, où toutes les sensibilités politiques malgaches seront représentées. Un consensus avait été trouvé à l’issue des précédentes rencontres.
Mais une chose est de prendre des décisions, une autre de les appliquer. Et comme nous l’écrivions dans une de nos éditions, le partage du gâteau malgache sera difficile, et nous n’avons pas été démentis.
On ne savait pas si bien dire, car, depuis quelques jours, le camp présidentiel se pose en obstacle à la formation du gouvernement d’union nationale. En effet, Andry Rajoelina ne prend pas part au énième round des pourparlers, qui se tiennent dans la capitale mozambicaine et au cours desquels la question de la formation du gouvernement de transition, inclusif et consensuel, dirigé par le Premier ministre Mangalaza, fondé sur une répartition équitable des postes ministériels et la mise en place des autres institutions de la transition était censée être réglée. Motif avancé par le jeune président :
La solution à la crise ne peut être trouvée à l’extérieur de Madagascar. Un prétexte qui pourrait remettre en cause tous les acquis et plonger le pays dans un long marasme politique, alors qu’on pensait voir le bout du tunnel.
Finalement, Albert Zafy, Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanan se retrouvent sans Andry Rajoelina, avec la liste de leurs candidats, qu’ils devraient proposer aux postes ministériels. En l’absence du président de la transition, les violons ne peuvent pas être accordés pour une issue heureuse à la crise.
En refusant de prendre le micro du dialogue, le DJ de Tana, qui est sans doute otage de son propre camp, compromet toutes les chances de retour à la normale et se positionne comme l’obstacle majeur à la paix. Ainsi, la crise politique pourrait s’aggraver à Madagascar et faire durer son isolement international.