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D.R. Siège de l'Organisation internationale du travail (OIT) à Genève, en Suisse |
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C’est devenu désormais une évidence. Les travailleurs béninois sont décidés à interpeller le gouvernement devant l’Organisation internationale du travail qui siège à Genève en Suisse. Selon les informations, les responsables syndicaux multiplient les concertations à la Bourse du travail à Cotonou pour une action commune.
On apprend que les organisations syndicales veulent déplorer devant la communauté internationale, les violations des droits des travailleurs notamment les défalcations sur les salaires pour fait de grève. Aux dires des responsables syndicaux, le Bénin a ratifié les différents accords de l’Oit et malgré cela, le gouvernement s’obstine à piétiner les droits des travailleurs.
La situation selon eux est devenue préoccupante étant donné que certains députés, élus de la nation commencent par pendre partie pour le gouvernement. « Nous sommes en train d’être laissés à notre sort. Si nous ne nous battons pas, personne ne pourra nous sortir du calvaire que nous impose le gouvernement du Dr Boni Yayi », a déclaré Paul Essè Iko secrétaire général adjoint de la Cstb (Confédération syndicale des travailleurs du Bénin) à la sortie d’une concertation avec des parlementaires.
Lors de cette concertation, certains députés avaient tenté de soutenir le gouvernement qui a d’ores et déjà commencé par opérer des défalcations sur les salaires des grévistes. Pour les syndicats, cette attitude est indigne des élus du peuple. Cela montre également qu’il n’y a plus personne pour aider les travailleurs et forcer le gouvernement à respecter les droits de la République ainsi que les clauses des différentes conventions qu’il a ratifiées.
C’est fort de cela que les travailleurs ont décidé de porter les dérives du gouvernement au niveau de la communauté internationale, a indiqué Essè Iko