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D.R. Des cotonculteurs du Burkina Faso |
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La production cotonnière au Burkina a connu, ces dernières années, une baisse sensible des rendements. Une situation qui n’est pas sans conséquence au regard de l’importance de la filière pour notre économie. Le coton qui reste et demeure la principale source de devise pour le Burkina.
Si l’adversité de la nature, et les nombreux soubresauts du marché international ont davantage compliqué la tâche à nos producteurs, l’introduction du CGM (coton génétiquement modifié) se présente aujourd’hui comme une alternative pour l’amélioration des rendements et la relance de la production. Seulement, la culture du CGM obéit à un itinéraire technique que les producteurs se doivent de respecter pour espérer atteindre les résultats escomptés.
121 000 ha ont été consacrés cette année à la culture du coton OGM dans la zone Sofitex dont 3400 ha dans le Ioba pour une production totale de 4 200 tonnes. Cadres d’échanges entre les principaux acteurs de la filière, les forums qui se sont déroulés la semaine dernière ont encore permis aux principaux acteurs de la filière de se parler franchement et de faire un diagnostic sans complaisance des nombreuses difficultés qui ont émaillé la campagne 2009.
Des débats en plénière, on retiendra, certes, l’installation tardive de la pluviométrie en début de campagne, les pluies du mois d’octobre qui ont été préjudiciable à la production en pleine floraison, mais aussi et surtout le non-respect des règles en matière de production, notamment pour ce qui est du coton génétiquement modifié. « Nous constatons que de plus en plus les intrants destinés à la production cotonnière sont détournés au profit des cultures vivrières.
Cela n’a pas permis, dans certaines localités, d’atteindre les rendements escomptés à l’hectare qui est d’au moins 1 tonne. Des producteurs n’ont malheureusement pas pu réaliser des performances du fait qu’ils ont utilisé nos engrais à d’autres fin », a fait remarquer le chef de la région cotonnière des Banwa au cours des échanges à Kouka.
D’une manière générale et comparativement à la campagne précédente, on remarquera, cette année, au niveau de la Sofitex, une baisse de la production de 6% pour ce qui concerne le CGM et de 4% pour le coton graine. Pour cette campagne en cours, la Sofitex espère une production de 370 000 tonnes. Les producteurs ont ainsi été invités à engager la procédure pour la commercialisation primaire à travers les récoltes, le séchage et le stockage.
Les missionnaires de la Sofitex, qui ont sillonné durant toute la semaine dernière les différentes zones cotonnières du pays, se devaient également de témoigner toute la gratitude de la société aux producteurs pour les énormes sacrifices consentis dans un contexte économique mondial particulièrement difficile, mais aussi les exhorter à maintenir le cap.
Le bout du tunnel semble pour bientôt à en croire certains responsables de la Nationale du textile qui ont annoncé avec beaucoup de bonheur, la fin progressive de la crise financière mondiale, mais également et surtout la relance du prix du kilogramme de coton sur le marché international.