 |
| ©
D.R. |
|
| |
|
Le Conseil gabonais des chargeurs (CGC) est sous le choc depuis l'assassinat de son nouveau directeur, René Ziza, sauvagement agressé à l'arme blanche dans la soirée du 25 novembre dernier à Libreville.
A peine un mois après sa nomination dans la vague de renouvellement des cadres de l'administration publique et parapublique du pays, René Ziza, avait entrepris dès son arrivée d'importantes réformes pour améliorer la transparence de l'établissement en charge de tout le trafic maritime gabonais.
«Le décès brutal de René Ziza est survenu le 25 novembre suite à une agression aux environs de 20H30, à l'arme blanche au centre-ville de Libreville», stipule le communiqué officiel.
Le chef du gouvernement, Paul Biyoghe Mba, a estimé que René Ziza avait été «sauvagement assassiné» et annoncé qu'une «enquête était ouverte» et que les coupables seraient «sévèrement punis», alors qu'un conseiller du chef de l'Etat a affirmé que le président «suivait de près particulièrement » cette affaire.
Certaines sources estiment que les réformes profondes entreprises par le nouveau directeur de la CGC pour améliorer la transparence et la lutte contre la corruption, peuvent constituer un mobile valable pour un tel meurtre.
Les premières décisions de René Ziza concernaient notamment la résiliation des contrats de certains mandataires, ou encore la poursuite d'un projet d'identification électronique et de traçabilité des cargaisons en réponse aux confusions observées actuellement dans le réseau des mandataires, afin de ramener la sérénité et assurer un meilleur encadrement du trafic, signale le site internet de l'établissement.