 |
| ©
D.R. Le Gabon accueille officiellement plus de 9000 réfugiés dans les 5 principales provinces d'accueil |
|
| |
|
Le Haut commissariat des nations unies pour les réfugiés (UNHCR) a organisé le 26 novembre dernier dans la capitale économique du pays un séminaire sur la protection juridique internationale, spécialement celle des femmes et des enfants, et le droit d’asile au Gabon.
En présence du gouverneur de la province de l’Ogooué Maritime, Gaspard Nang Ella , et du 1er adjoint au maire, André Moukagni représentant l'édile empêché, les responsables de services des administrations publiques et privées et les représentants des pays amis ont exposé sur le cas du Gabon en matière de droit des réfugiés.
Rappelant les nombreux conflits qui minent le continent, notamment en Afrique centrale, le 1er adjoint au maire de Port-Gentil a expliqué que «dans ces conflits, nous l’avons vu à travers les médias, les femmes et les enfants constituent le gros lot des réfugiés que la communauté internationale se doit d’assister et de protéger».
«Quoi donc de plus naturel que les pays d’accueil se donnent les moyens et se dotent des outils à même de répondre aux attentes de ces populations déplacées de leur terre d’origine», a-t-il ajouté.
Une devoir qui entraîne certaines contraintes socio économiques sur le terrain, a souligné le gouverneur de l'Ogooué maritime qui figure parmi les provinces favorites des réfugiés en raison de l'activité générée par le secteur pétrolier.
«Notre pays en ratifiant les conventions de Genève de 1951 et de l’OUA de 1969 relatives à la protection des réfugiés a marqué sa volonté d’ouvrir son territoire à toutes les personnes victimes de persécution et qui cherchent asile et protection. Cette volonté a été confirmée par l’adoption par notre parlement de la loi du 5 mars 1998 portant statut de réfugié en République Gabonaise», a rappelé Gaspard Nang Ella.
L'administrateur chargé de la protection juridique à la représentation régionale du HCR au Gabon, Charles Mballa, a pour sa part mis l'accent sur les aspects juridiques relatifs aux droits et devoirs du réfugié, à l’octroi de ce statut et aux solutions durables de prise en charge et d'assistance de ces populations.
«Au Gabon l’asile est régie par la loi 05/98 qui lui accorde un régime de protection spécifique. L’immigration quant à elle est régie par la loi 05/86 et se réfère à tous les autres étrangers», a-t-il nuancé.
A titre d'exemple, les provinces de l’Estuaire, du Haut Ogooué, de la Nyanga, de la Ngounié et de l’Ogooué maritime accueillent environ 4000 demandeurs d’asile et 9000 réfugiés reconnus.
Une experte de l'UNHCR, Nadine Njoya, a par ailleurs expliqué que l’Etat, les organisations de défense de droit de l’homme et le HCR étaient les trois instances habilitées à assurer la protection «des femmes à risques, enceinte ou allaitantes, chefs de familles, associées aux groupes armés et celles survivantes de violences et tortures, d’où leur classification dans certains groupes particuliers».
Nadine Njoya a enfin développé les 5 engagements du HCR en faveur des femmes, celui des enfants qui prend en compte la convention de 1951, celui relatif aux droit de l’enfant et les 5 priorités axées sur le recrutement militaire, la scolarisation, la séparation , l’enregistrement et la protection contre l’exploitation sexuelle.