 |
| ©
D.R. Le ministre serbe des Affaires extérieures, Vuk Jeremic |
|
| |
|
Après plus de 20 ans d’hibernation des rapports Gabon-Serbie, le ministre serbe des Affaires extérieures, Vuk Jeremic, est venu renouer la coopération entre les deux pays à Libreville, où il a été reçu par le chef de l'Etat, Ali Bongo, le 24 novembre dernier.
Le diplomate serbe a notamment indiqué au président gabonais la volonté de son pays de tisser des partenariats dans les secteurs de la formation universitaire, de l’industrie pharmaceutique et de l’agroalimentaire.
«Je suis venu remettre les pendules à l’heure où elle s’étaient arrêtées à l’époque de la République fédérale et socialiste de Yougoslavie. Partant de cette base et après une vingtaine d’années (…), je me réjouis que nos intérêts politiques et économiques soient restés intacts, malgré le changement intervenu dans nos deux pays», a expliqué Vuk Jeremic.
Le ministre serbe des Affaires extérieures a notamment motivé cette démarche par le fait que «le Gabon préside actuellement la Commission de l’Union africaine (UA), et dès janvier il sera membre du Conseil de sécurité de l’ONU».
Pour matérialiser la renaissance des rapports entre les deux pays, des bourses d’études ont été octroyées à des étudiants Gabonais pour la poursuite de leurs études dans des universités serbes.
Concernant l'industrie agroalimentaire, Vuk Jeremic a indiqué que son pays se mettra à pied d’œuvre pour accompagner le Gabon dans sa politique de lutte contre la pauvreté et de renforcement de la sécurité alimentaire. Le gouvernement serbe prévoit à cet effet d'envoyer en janvier prochain une délégation d'experts pour analyser les potentialités du pays dans ce domaine.
Sur le volet pharmaceutique, Ali Bongo a invité le diplomate serbe à la mise en place d’une délégation d’experts et de responsables de sociétés pharmaceutiques pour faire le point sur les possibilités d’investissement dans ce secteur.
«Ce ne sera pas ma dernière visite au Gabon car le pays dispose de potentialités énormes que nous pouvons développer ensemble pour le bien de nos deux peuples», a déclaré le ministre serbe au terme de son entretien avec Ali Bongo.
Dans les années 1970, la Serbie avait déjà brillé par plusieurs travaux d’infrastructures dans la capitale gabonaise et à l’intérieur du pays, notamment par la construction de plusieurs kilomètres de routes qui demeurent jusqu'à aujourd'hui parmi les plus résistantes du réseau routier national.