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D.R. |
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Dans le cadre de la réforme de l’Ecole nationale d’action sanitaire et sociale (ENASS), les agents du ministère gabonais de la Santé et leurs homologues marocains ont tenu une séance de travail le 24 novembre dernier sur la formation des personnels de santé au Gabon.
Ces travaux ont notamment permis de passer en revue le programme de formation en vigueur, dont il ressort qu'il ne cadre pas avec les exigences réelles de ce secteur. Les experts ont également planché sur les statuts du nouvel Institut national de formation d’action sanitaire et sociale (INFASS) qui doit succéder à l'ENASS.
«Nous avons constaté que la formation dans nos écoles de santé était faite d’une manière quelconque. Ça veut dire qu’on prenait un infirmier pour venir former un infirmier qui avait à peu près le même niveau formation. C’est pour cette raison que nous avons décidé de revoir notre programme de formation, pour proposer un projet d’établissement qui tienne compte de ce qui se passe au niveau mondial», a expliqué le directeur de l’ENASS, Léonard Assongo.
«La partie gabonaise a sollicité notre humble intervention pour appuyer l’Institut national de formation d’action sanitaire et sociale (INFASS), pour l’amener à mettre en place un programme de formation des enseignants des professionnels de santé», a déclaré l'expert marocain, Mohamed Boulgana.
Pour le ministre gabonais de la Santé, Alphonsine Mbie N'na, cette coopération avec le Maroc doit permettre de mettre sur pied un programme de formation d’où sortiront des professionnels de santé fiables et suffisamment qualifiés.
«Nous pensons que le partenariat avec le Maroc nous a permis d’aller jusqu’au bout. Puisque nous sommes déjà en train de voir quelque chose qui peut permettre des formations plus adéquates, des formations qui permettront de sécuriser les patients qui viennent à l’hôpital, et que le programme qui est prévu nous permettra d’encadrer les formateurs», a indiqué le secrétaire général de ce ministère, Paulette Mounguengui.
«Le plus importants aujourd’hui c’est de revoir la formation des formateurs qui va permettre d’améliorer la qualité des personnels de santé qui vont s’inscrire dans les formations sanitaires», a-t-elle conclu.
Ce programme de formation a d'ores et déjà été soumis à l’Assemblée nationale qui y a marqué son approbation. Actuellement, ce programme est en étude sur la table du gouvernement, qui ne devrait plus tarder à donner son aval.