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D.R. Le Premier ministre, Paul Biyoghe Mba |
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Depuis le 23 novembre dernier, les équipes du gouvernement sont déployées sur l'étendue du territoire national pour recenser les agents de l'Etat dans le cadre de l'audit général de la Fonction publique.
Équipées des kits biométriques, les équipes de recensement devront constituer «des listes fiables, pour avoir des informations les plus avérées possibles», qui seront ensuite comparées avec les fichiers de soldes existants, explique le Premier ministre, Paul Biyoghe Mba.
«Pour ce recensement, nous pensons obtenir des gains plus importants parce que ces 2 ou 3 dernières années, la masse salariale a considérablement augmenté sans qu'il y ait eu l'efficacité recherchée», affirme le chef du gouvernement.
«Nous constatons à première vue qu'il y a des administrations qui regorgent de fonctionnaires alors que dans d'autres il y a pénurie totale», relève-t-il. L'audit devrait donc permettre de détecter les «fonctionnaire fantômes» qui perçoivent indûment un salaire de l'Etat. Ces derniers «seront sanctionnés» a annoncé le Premier ministre.
«Il y aura des mises en demeure, des poursuites judiciaires. Parce que l'argent de l'Etat, c'est de l'argent public. Cet argent ne doit pas être dépensé indûment. Aussi bien ceux qui percevaient cet argent que ceux qui organisaient leur perception seront naturellement sanctionnés», explique Paul Biyoghe Mba.
«Un fantôme est quelqu'un qui n'existe pas. Or nous voulons maintenant avoir des fonctionnaires qui existent physiquement, qui travaillent réellement et qui méritent leurs salaires», a-t-il ajouté.
Le chef du gouvernement a enfin expliqué que «derrière ce recensement, il y a tout un programme qui vise à asseoir une adéquation entre les effectifs de la Fonction publique et les besoins de l'Etat. A la fin de ce recensement, nous allons avoir une base de données tellement limpide que désormais c'est par départ à la retraite que le nombre de fonctionnaires va diminuer et par recrutement qu'il va augmenter. Ce sera désormais une déduction», après cela «nous allons installer dans les différents ministères des centres de gestion du personnel pour mieux suivre la carrière des fonctionnaires».
L’absence d’un tableau de bord de gestion de carrière du fonctionnaire gabonais est à l'origine des nombreux mouvements de grève qui ont paralysé l'activité du pays dans des secteurs clés comme l'Education, la Santé, les Affaires sociales, les Travaux publics ou encore le Pétrole et les Mines depuis quelques années.