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D.R. |
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Comment l’avion a-t-il pu se retrouver là, dans les confins du Mali, sans que la moindre attention des autorités maliennes ait été attirée ? Et puis, le Mali a-t-il aujourd’hui mal à ses radars ? Ses appareils de détection sont-ils à ce point défaillants, qu’ils ne soient plus en mesure de repérer un avion d’un tel gabarit ? Assurément, dire que le Mali a du mal à contrôler son espace aérien n’a rien de vraisemblable !
Si c’était le cas, il faudrait plutôt s’en émouvoir et s’en inquiéter. D’autant que, comme on le sait, les pays pauvres s’offrent eux aussi le luxe de consacrer une bonne part de leur budget national à l’armée, bien souvent au détriment même des secteurs sociaux. Il faut bien que force reste à la souveraineté nationale ! Une entrée sans autorisation dans l’espace aérien malien serait alors la preuve d’une faillite quelque part.
Alors, que s’est-il passé pour que ce Boeing en vienne à survoler allègrement le sol malien, à se poser par la suite, pour que ses passagers en descendent pour agir à leur guise ? Mystère et boule de… sable. De toute apparence, il y a forcément eu des complicités. Les narco-trafiquants ne se sont tout de même pas donné tout ce temps pour décharger leur cargaison, et poursuivre tranquillement leur route, en emportant avec eux leurs dangereux produits, sans que le manège ait été vu de personne. A moins qu’ils n’aient décidé d’enfouir leur chargement sur place dans le sable.
Trois Maliens ont été arrêtés alors qu’ils découpaient l’épave de l’avion. Leurs intentions pourraient avoir été de récupérer simplement les matériaux de l’avion. Mais, l’hypothèse qu’ils aient été en mission commandée pour faire disparaître des preuves n’est pas non plus à écarter. Rien n’est à exclure dans ce mystère qui garde encore bien des secrets. Des secrets parmi lesquels l’opacité qui entoure toujours le nom du président d’un riche pays pétrolier africain, qui aurait été propriétaire du Boeing. Une opacité entoure aussi les pays de la sous-région que l’avion aurait pu survoler avant d’atteindre le nord du Mali.
La Françafrique - encore elle ? Se serait-elle interposée pour éviter le grand déballage ? Autres interrogations ? Pourquoi les autorités libyennes suivent-elles de si près l’affaire ? Et pourquoi celles du Mali semblaient-elles avoir opté pour le profil bas à travers leur silence ? Juste pour les besoins de l’enquête ? C’est possible.
On sait que la carlingue a été retrouvée reposant dans une zone soumise à l’influence des djihadistes et de rebelles. Autant dire que l’affaire est loin d’avoir livré tous ses tenants et aboutissants.