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D.R. |
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Le constat est sans doute amer et le contexte de la crise économique mondiale n’est pas pour arranger les choses. « Face à la crise économique que traverse le monde ces deux dernières années, avec pour conséquence la baisse des flux des échanges commerciaux, le déficit prévisionnel de la recette d’exportation de l’Afrique ne fait que croître », note le ministre burkinabé du Commerce, de la Promotion de l’Entreprise et de l’Artisanat, Mamadou Sanou.
C’était le mardi 24 novembre 2009, à l’ouverture de l’atelier de validation de l’étude sur l’élaboration de la Stratégie nationale de promotion des exportations (SNE) et de la restructuration du dispositif institutionnel d’appui au commerce dont l’ONAC. Il faut donc une promotion des exportations par une politique nationale efficiente.
En effet, la balance commerciale du Pays des hommes intègres, selon des estimations, en fin 2008, a enregistré un déficit de 357,8 milliards de F CFA avec une dégradation de 68,76 milliards de F CFA par rapport à 2007. La compétitivité du commerce extérieur du Burkina Faso reste donc faible et impose des efforts pour la mise en valeur de matières en vue de la diversification des exportations.
« C’est pourquoi, dira le ministre Mamadou Sanou, mon département s’est fixé, entre autres objectifs à atteindre, la formulation d’une stratégie nationale de promotion des exportations avec un accent particulier sur les filières d’exportations porteuses et la restructuration du dispositif du commerce extérieur ».
Cette stratégie vise à définir des priorités et des objectifs stratégiques d’exportation cohérents à travers une évaluation réaliste des ressources nationales disponibles pour la promotion des exportations.
Dans cette quête de stratégie, le Burkina est accompagné par la Banque mondiale. Le patron du département chargé de la Promotion de l’entreprise et de l’Artisanat a formulé au cours de cette rencontre, le vœu que le document qui sera élaboré et validé, « soit désormais le cadre de référence pour les acteurs de notre commerce ».
A l’entrée en matière, les professionnels des exportations ont eu droit à un bref exposé fait par Issa Djibrila de la Banque mondiale sur : « Exportations et diversification des sources de croissance ». Les trois piliers de la promotion des exportations autour desquels les participants sont invités à axer leur réflexion sont, suggère cette communication introductive, les cadres macroéconomiques et les politiques commerciales ; le climat des investissements ; et le soutien institutionnel. Espérons que cette SNE limite les dégâts, car le déficit prévisionnel de recettes d’exportation de l’Afrique atteindra la barre de 277 milliards de dollars en 2010.