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D.R. |
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C'est aujourd'hui que s'est ouvert le procès de deux chefs de guerre congolais(RDC), Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo, devant la Cour pénale internationale à la Haye, au pays-Bas. Ces deux commandants qui étaient à la tête des milices Ngiti et Lendu sont accusées de crimes de guerres et crimes contre l’humanité.
L'accusation déclare que plus d'un millier de miliciens, commandité par Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo, ont lancé en février 2003 une attaque généralisée et systématique sur le village de Bogoro habité par des populations d'une ethnie rivale les Hemas.
Les affrontements inter-èthniques entre les diverses milices de l'Ituri, au nord ouest de la RDC, ont fait entre 1999 et 2003 plus de 200 civils tués. Ces milices qui se disputaient le contrôle des ressources de la province, notamment l'or, le bois et le diamant, étaient soutenues politiquement et militairement par les régimes de Kampala, Kigali et Kinshasa.
Les juges estiment que près de 350 victimes de l'attaque de Bogoro, qui ont perdu des proches ou des biens, pourront participer au procès. Trois chefs de guerre congolais originaires de cette province de l'Ituri sont aujourd'hui sur le banc des accuses de la CPI. Le premier procès de la cour, celui de Thomas Lubanga, s'est ouvert en janvier dernier.
Germain Katanga, transféré à La Haye en 2007 et Mathieu Ngudjolo un an plus tard, ont décidé de plaider non coupables. Ils devront répondre à sept chefs d'accusations : meurtres, viols, traitements inhumains, pillages, ou encore utilisation d'enfants soldats.
De nombreuses ONG demandent au procureur de la CPI d'enquêter sur le rôle joué par de hauts responsables ougandais rwandais et congolais, pour qu'eux aussi répondent de leurs actes devant la justice.