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D.R. |
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Après son audience avec le président Nicolas Sarkozy le 20 novembre dernier, Ali Bongo a reçu plusieurs ministres français avec lesquels il a commercé sur certains pans du projet de société pour lequel il a été élu lors de la présidentielle du 30 août dernier. Ces entretiens lui ont permis d’avoir un retour d’écoute par rapport à certaines réformes engagées au Gabon, mais aussi de présenter plusieurs projets aux ministres français, dans le cadre du développement économique du Gabon. Ali Bongo a reçu, à cet effet, le ministre français de l’Economie et des Finances, Christine Lagarde, avec qui il a exploré les pistes d'une coopération économique innovante.
«Le président gabonais m’a fait part de ses ambitions pour le pays. Il a des multiples défis qu’il va relever pour un pays magnifique. Il veut installer une meilleure gouvernance, relever l’économie, et développer des partenariats entre le secteur des affaires gabonais avec les investisseurs étrangers, notamment les Français. Développer le partenariat avec la France sur des bases nouvelles, en regardant vers l’avenir», a déclaré le ministre.
Au chapitre de l’environnement, le ministre français de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, s’est félicité de ce que «le Gabon a eu déjà une action très importante en réservant des espaces, comme l’avait fait le président Bongo en son temps. C’est un acte très puissant sur l’idée d’énergie renouvelable et au fond faire en sorte que l’Afrique soit le continent à énergie 100% renouvelable…».
Le président gabonais qui fait des technologies de l’information et de la communication (TIC) un axe important de son projet, avec notamment la promotion de l’économie numérique, compte s'appuyer sur l'expertise française dont les grandes lignes lui ont été exposées par Nathalie Kosciusko-Morizet.
«On a des perspectives intéressantes où il y a cette école qui été une grande école en Afrique sous-régionale au Gabon [Institut africain d'informatique], et qu’on aimerait aider à relancer. Il y a aussi ces différents projets de développement d’accès au numérique et du développement du contenu», a indiqué la Secrétaire d’Etat français du Développement de l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet.
«Il ne s’agit pas seulement d’avoir un bon d’accès au numérique, il s’agit du contenu pour s’exercer chez soi, pour se connecter au Gabon, pour pourvoir participer à la création d’emploi, au développent de la société», a précisé madame Kosciusko-Morizet.
Ali Bongo a également fait le point sur l’immigration entre Paris et Libreville, avec le ministre français en charge de ce département.
«Sur les flux migratoires, le Gabon a été le premier pays qui a signé un accord de discipline migratoire. C’était un symbole fort et cela s’explique par le fait qu’il n’y a pas de problème majeur de flux migratoire entre le Gabon et la France, c’est donc un signal très positif», a souligné le ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux. Ces propos bienveillants masquent cependant la dure réalité vécue par les Gabonais en France malgré la signature de cet accord.
Ali Bongo a-t-il convaincu ses interlocuteurs? Le volume des investissements français dans les jours à venir jugera de la pertinence des pistes déblayées lors de cette première visite chez le partenaire «historique».