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D.R. |
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C’est le 30 novembre prochain, à l’issue du sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), qu’on saura le nom du nouveau gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).
Secoués par le scandale du détournement de 19 milliards de francs CFA du bureau de la BEAC à Paris, les Chefs de l’Etat veulent régler au plus vite cette affaire et mettre de l’ordre dans les comptes de la banque, en commençant par la désignation d’un nouveau gouverneur.
Emmenés par la Guinée équatoriale, certains pays recommandent qu’on revienne sur le "consensus de Fort Lamy" qui octroie le poste de gouverneur de la BEAC au Gabon pour instaurer une gouvernance tournante.
Toutefois, selon des sources proches de ce dossier, il est peu probable que le sommet de Bangui, en République centrafricaine, se prononce pour la formule tournante. Mais pour calmer les appréhensions de ces pays, le Gabon aura la lourde tache de choisir une personnalité au-dessus de la mêlée, capable d’asseoir une gouvernance ambitieuse de la BEAC.
Cité à plusieurs reprises comme le probable successeur de Philibert Andzembe au poste de gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Alexandre Hughes Barro Chambrier a été «présenté» au président Paul Biya par le ministre des Affaires étrangères, Paul Toungui le 12 novembre dernier.
Barro Chambrier accompagnait Paul Toungui, porteur d’un message du président Ali Bongo à son homologue camerounais, relatif à la préparation du sommet de la CEMAC. Certaines sources indiquent par ailleurs que la candidature de Chambrier aurait reçu les soutiens d’au moins trois pays de la CEMAC.
Si ces soutiens se vérifient le 30 novembre prochain à Bangui, c’est ce professeur agrégé d’économie, ancien Administrateur du Fonds Monétaire International (FMI) à Washington où il représentait 24 pays africains, et ministre délégué à l’économie, des Finances, Budget et de la Privatisation, qui succédera a Philibert Andzembe.