 |
| ©
D.R. Le président de la Commission nationale, le colonel Assiah Toyi |
|
| |
|
La période avant, pendant et après des élections au Togo "n'a jamais été paisible et est souvent porteuse de germes de fracture sociale", a expliqué le président de la Commission, Colonel Assiah Toyi.
"Elle est faite d'actes de violence avec usage d'armes blanches ou à feu, et ces violences occasionnent des morts, des déplacés, des refugiés et des dégats en matériel", a-t-il poursuivi.
"Tout cela, nous l'avons vécu, nous l'avons déploré, nous le déplorons encore", a insisté le Colonel Assiah, indiquant qu'il faut un changement de "comportement aussi bien collectif qu'individuel".
Le Colonel Assiah souligne, par ailleurs, que la Commission entend, à cet effet, sensibiliser les populations à "aller accomplir leur devoir civic dans la paix, la non violence et dans l'acceptation mutuelle".
"Nous voulons leur dire de ne pas se laisser manipuler par les hommes politiques", a insisté le président de la Commission togolaise de lutte contre la prolifération, la circulation et le trafic illicite des armes légères et de petit calibre.
Le Togo se prépare à aller à une élection présidentielle le 28 février 2010, au terme du premier mandat du chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbé.
Pour le moment, cinq candidats se sont annoncés au niveau des partis de l'opposition et des indépendants, alors que le parti au pouvoir n'a pas encore donné de signe sur le nom de son candidat.
Les deux principaux partis de l'opposition, le Comité d'action pour le renouveau (CAR) et l'Union des forces de changement (UFC), demandent un scrutin à deux tours, menaçant de le boycotter si le pouvoir maintient le scrutin à un tour.
La précédente élection tenue en avril 2005 a été émaillée de graves violences et avait près de 40.000 réfugiés togolais au Bénin et au Ghana voisins.