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D.R. Le président du Bénin, Thomas Yayi Boni |
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Lentement, le Bénin évolue vers une grave crise sociale. Les grèves qui se généralisent progressivement dans l’administration publique prennent une nouvelle tournure. Les enseignants du supérieur viennent de donner le top avec un mouvement de grève illimitée.
Les universités publiques sont donc paralysées avec des étudiants qui protestent également contre les nouvelles réformes dans le système d’inscription. Il n’est pas exclu que d’ici à là, d’autres secteurs emboîtent les pas à ces enseignants.
D’ailleurs, le mal est plus qu’évident. Au bas de leurs multiples motions de revendications, les travailleurs n’ont jamais manqué de mentionner la menace de grève illimitée. Maintenant que les enseignants du supérieur ont ouvert le bal, il faut donc s’attendre au pire.
Déjà, lors de la marche qu’ils ont faite de la place de l’Etoile rouge au ministère de la fonction publique le 12 novembre dernier, les travailleurs ont réitéré leur volonté d’obtenir à tout prix satisfaction à leurs revendications. Il faut aussi compter avec la détermination des différentes confédérations et centrales syndicales à en découdre avec le gouvernement.
La crise s’annonce donc très grave. Les autorités gouvernementales doivent alors rapidement prendre leurs responsabilités car, de pareilles crises n’ont jamais laissé d’agréables conséquences