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D.R. 45% de la population de la CEMAC vivent avec moins de 456 francs CFA par jour |
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A l'occasion de la première table-ronde d'un forum sur les nouveaux paradigmes de la coopération au développement organisé à l'initiative de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) le 18 novembre dernier à Paris, le président de la BDEAC a dénoncé l’absence de services sociaux adéquats dans la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC), ainsi que la mauvaise répartition de la croissance.
«Pourtant dans cette zone, les pays sont producteurs de pétrole», a fustigé 18 novembre dernier le président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), Anicet Dologuélé, dénonçant un taux de pauvreté de près de 45% dans cette zone économique.
Anicet Dologuélé, par ailleurs ancien Premier ministre de la République centrafricaine, a déploré que «certains choix stratégiques et opérationnels des Etats de la zone CEMAC n’ont pas porté leurs fruits».
Pour mieux coordonner les politiques de développement nationales et garantir par la même occasion l’efficacité de l'Aide publique au développement (APD), le président de la BDEAC a recommandé entre autres pour un renforcement des institutions communes.
«Des institutions sous-régionales, comme la BDEAC, peuvent aider les Etats membres à faire mieux et au meilleur coût. C'est pour cette raison qu'il faut renforcer leur rôle et les utiliser dans la construction harmonisée de l'espace sous-régional», a expliqué Anicet Dologuélé.
La CEMAC regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. Avec cinq pays producteurs de pétrole sur six, la CEMAC ne devrait plus accuser un tel taux de pauvreté, qui met de nouveau en exergue le problème de redistribution des richesses.
La CEMAC a pour missions et objectifs principaux l’établissement d'une union de plus en plus étroite entre les peuples des États membres pour raffermir leurs solidarités géographique et humaine ; la promotion des marchés nationaux par l'élimination des entraves au commerce intracommunautaire ; la coordination des programmes de développement ; l'harmonisation des projets industriels ; le développement de la solidarité des pays membres au profit des pays et régions défavorisés, ainsi que la création d'un véritable marché commun africain.