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D.R. |
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L'office de l'ONU contre la Drogue et le Crime (ONUDC) vient d'annoncer que des trafiquants sud-américains étaient parvenus à acheminer de la cocaïne au Mali, depuis le Venezuela, à bord d'un avion cargo Boeing.
L'avion se serait d'abord posé en brousse, sur une piste en terre, mais aucune trace de l'équipage et de la cargaison n'ont été retrouvée pour le moment.
«Il a ensuite voulu décoller et s'est écrasé le 5 novembre», explique le responsable régional de l'ONUDC.
Ce cargo de marque Boeing contenait à son bord 10 tonnes de drogue et en l'absence de couverture radar dans cette zone désertique du Nord-Mali, il a pu se poser sans être repéré. Ce sont à présent les numéros de série gravés sur les pièces de l'avion qui devraient permettre de remonter jusqu'à son propriétaire.
Ces appareils «en fin de vie» peuvent se négocier pour près de 100 000 euros. Les trafiquants n'hésitent donc pas à les abandonner, ou à les incendier, une fois que la marchandise a été livrée.
L’affaire des Boeing chargé de cocaïne n'est pas la première du genre dans le pays, qui s’illustre depuis quelques années dans le trafic de drogue. Selon la police locale, «la cocaïne a commencé à transiter par son territoire au milieu des années 2000».
La poudre blanche, en provenance d'Amérique latine, arrive en général après avoir transité par des pays côtiers, comme la Guinée Conakry ou la Guinée Bissau et repart ensuite par toute sorte de moyens, principalement vers l'Europe qui est le deuxième consommateur mondial de cocaïne.
Il y a quelques mois, la police française avait démantelé une filière bien organisée. Il s'agissait d'un réseau de français originaires d'Afrique de l'Ouest, basés en banlieue parisienne, qui faisait venir de la cocaïne en utilisant des passeurs chargés de transporter la marchandise à bord d'avions de ligne entre la capitale malienne et Paris.