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D.R. |
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Plus 10% d’investissement des les Etats de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC). C’est ce qui ressort des assises du Comité de politique monétaire (CPM) qui se sont tenues le 6 novembre dernier, à Yaoundé, au Cameroun.
Pour le président suppléant du CPM, Rigobert Roger Andely, par ailleurs vice président de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), «c’est la crédibilité des Etats qui ont soutenu la croissance, qui est à l’origine de l’augmentation du taux d’investissement».
Cette augmentation de la part de la part d’investissement dans la sous-région, a également permis de plafonner la croissance économique de la CEMAC à 2,4% pour l’année 2009, alors que les experts avaient tablé sur 2,1%. Cependant ce chiffre est bien en deçà de celui de l’année 2008, où la croissance économique avait atteint 4,1%.
Par ailleurs, les tensions inflationnistes cette année sont descendues à 4% alors qu’elles atteignaient 5% en 2008. Cette baisse serait tributaire du reflux des prix mondiaux, le taux de couverture extérieure étant confortable autour de 100%, tandis que le taux directeur de l’ordre de 4,25%, est resté le même.
L’émission des titres publics à la BEAC quant à elle, qui avait été annoncée pour octobre 2009, a été reportée au premier trimestre 2010, les tests grandeur nature faits dans les pays, ayant montré quelques insuffisances et nécessitant la continuation des réformes et la mise en place complète des dispositions techniques. Cependant, suite à la crise financière internationale, les réserves de change ont chuté de 6839 milliards de FCFA en 2008 à 6344 milliards de FCFA en 2009.
L’apport des pays de la CEMAC dans les réserves de change est de 1671 milliards de FCFA pour la Guinée Equatoriale ; 1619 milliards de FCFA pour le Congo ; 1526 milliards de FCFA pour le Cameroun ; 822 milliards de FCFA pour le Gabon ; 286 milliards de FCFA pour le Tchad et 62 milliards de FCFA pour la République Centrafricaine.