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D.R. Simon Mann (à gauche) et Nick Du Toit |
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Les mercenaires britanniques Simon Mann, et le Sud-Africain Nick Du Toit avaient été arrêtés à Harare, en compagnie de 61 autres mercenaires, accusés de prendre des armes pour renverser le régime de Malabo puis condamnés en juin 2008 à 34 ans de prison ans pour une tentative de coup d'Etat en Guinée équatoriale en mars 2004.
«L'amnistie est totale. Ils sont libres (…) ils sont déjà sortis de prison mais ont 24 heures pour quitter la Guinée pour la destination de leur choix», a précisé M. Osa Osa Ekoro, ministre de la Communication.
Les mercenaires ont bénéficié d'une «amnistie totale pour des raisons humanitaires. Le décret concernant Simon Mann précise que celui-ci a besoin d'un traitement médical régulier auprès de sa famille» mais aussi qu'il a montré «des signes suffisamment crédibles de repentance et de volonté de réinsertion sociale».
Un autre décret, lu également à la radio nationale, accorde aussi l'amnistie au Sud-Africain Nick Du Toit ainsi qu'à trois autres condamnés dans la même affaire.
Les deux procédures avaient donné lieu à de grands procès très médiatisés en Guinée.
Cette grâce présidentielle accordée aux mercenaires sud-africains intervient à la veille du déplacement du président sud-africain, Jacob Zuma, cette visite aux mercenaires laisse bon nombre de commentateurs perplexes.
«Nous passons juste en coup de vent», cherche à justifier le porte parole du président, arguant que la libération du mercenaire sud-africain n’est qu’une coïncidence.
Le porte-parole de Jacob Zuma a déclaré qu’il était surpris que les autorités équato-guinéennes établissent un lien entre l’amnistie accordé aux mercenaires et la visite de Jacob Zuma. Vincent Magwenya a ajouté que Zuma n’était intervenu en aucune façon pour obtenir la libération des quatre Sud-africains.
Le président sud africain, Jacob Zuma, s’était déjà déplacé en Guinée Equatoriale en octobre 2008 pour assister aux cérémonies marquant l’anniversaire de l’indépendance du pays. Officiellement, l’objectif de sa visite éclair aujourd’hui est d’ordre purement commercial, l’Afrique du Sud veut se placer, car la Guinée Equatoriale s’apprête à lancer d’importants projets d’infrastructure.