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gaboneco ; Les manifestants fuyant les bombes lacrymogènes au carrefour Rio le 7 août 2009 |
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Annoncée depuis quelques jours, les mises en garde n'auront pas suffit à la coalition des candidats de l'opposition, des indépendants, et de la majorité, pour annuler la marche de protestation contre les «ministres-candidats» du 7 août, qui n'aura trouvé au rendez-vous que les brigadiers anti émeutes.
La marche pacifique qui devait démarrer du carrefour Rio, à 50 mètres de la résidence du chef de l'Etat, pour rallier la Présidence de la République, a été dispersée depuis le point de ralliement par les forces de l'ordre.
Les premiers signes d'instabilité sociale se font sentir, signes de l'effritement du consensus national.
La gendarmerie nationale et la brigade anti émeutes étaient au rendez-vous pour empêcher la tenue de cette manifestation, qui n'aurait pas reçu l'aval du ministère de l'Intérieur. Depuis le 11 juillet dernier, le ministre de l'Intérieur, Jean François Ndongou, a annoncé qu'«il ne saurait tolérer les meetings et autres réunions publiques sans l'autorisation préalable de son département» pendant la période précédant la campagne.
La présence des forces de l'ordre sur le lieu de ralliement a dispersé d'emblée une partie de la foule, alors que vers 10H30, un groupe de manifestants qui résistait aux injonctions de forces de l'ordre a poussé celles-ci à lancer une dizaine de bombes lacrymogènes, semant la plus totale anarchie au carrefour Rio.
Cette marche a été organisé pour obtenir le départ du gouvernement de deux ministres en lice pour le fauteuil présdientiel, Ali Bongo Ondimba (PDG, au pouvoir) à la Défense nationale, et Pierre Claver Maganga Moussavou (PSD, majorité), à l'Enseignement technique.
Dans la soirée du 6 août, le ministre Maganga Moussavou a présenté sa démission du gouvernement, en souhaitant que le peuple gabonais soit épargné «de toutes turbulences».
Ali Bongo Ondimba n'en a pas fait autant, ce qui aura certainement poussé les manifestants à maintenir le rendez-vous pour inciter les autorités à rétablir le consensus national par davantage de transparence et d'impartialité.
Dans la foulée le ministre de la Communication, Laure Olga Gondjout, a rappelé dans une déclaration spéciale que «l’organisation de toutes les réunions publiques est assujetties à l’autorisation préalable du ministre de l’Intérieur et non à une simple information».
«Nous avons la liberté de manifester au Gabon, et le devoir des forces de l'ordre et de sécuriser cette manifestation», a fustigé Raphaël Bangenda Lendoye, le secrétaire national de l'Union gabonaise pour la démocratie et le développment (UGDD).
Emmenés par l'opposant Jules Aristide Bourdès Ogouliguendé (CDJ), le collectif regroupe les candidats issus de l'opposition Pierre Mamboundou (UPG), Luc Bengone Nsi (Morena), les indépendants Jean Eyéghé Ndong, André Mba Obame, Casimir Oyé Mba et Anna Claudine Ayo Assayi, ainsi que Paul Mba Abessole (RPG, majorité).