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D.R |
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Le Comité des ministres de l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) se réunit le 10 juillet prochain à Ouagadougou, au Burkina Faso, pour décider de mesures sécuritaires suite à la multiplication des crash aériens, dont le dernier est intervenu dans l'un des pays membres.
Le ministre français de la Coopération, Alain Joyandet, prendra part à cette réunion, dont l'objectif principal sera de préparer la révision de la convention de Dakar de 1974, qui régit l’ASECNA. Cette nouvelle convention devrait mettre un accent particulier sur le contrôle de la sécurité aérienne.
L’enjeu majeur de cette révision est de décider la mise en place d’un nouveau dispositif de contrôle de la sécurité aérienne au sein de l’agence et sur l’ensemble du continent africain.
Cette réunion intervient dix jours après le crash aérien de l'A310 de la Yemenia le 30 juin dernier aux Comores, qui a fait 152 victimes, avec seulement une rescapée. Les Comores sont adhérentes de l'Asecna depuis la mise aux normes de l'aéroport entre 2004 à 2006, sur un financement de la France.
Samedi 11 juillet, Alain Joyandet visitera par ailleurs le siège de l’ASECNA, au Sénégal, et ses installations techniques à l’aéroport de Dakar.
Créée en 1959, l’ASECNA regroupe 17 pays africains et la France. Elle est chargée de la sécurité aérienne et gère l’approche et l’atterrissage des avions sur les aéroports concernés. L’Agence va fêter son cinquantenaire le 12 décembre prochain.
Elle regroupe le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Centrafrique, les Comores, le Congo, la Côte d’Ivoire, la France, le Gabon, la Guinée-Bissau, la Guinée équatoriale, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo.
Le crash, il y a un mois, de l'Airbus A 330 Rio-Paris et celui beaucoup plus récent de la Yemenia Airways, a relancé le débat sur la fiabilité des aéronefs en circulation. La Commission européenne envisage à cet effet la publication d’une liste noire mondiale, alors que la liste des compagnies autorisées en Europe a été revue avec des critères de sélection plus stricts.