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D.R |
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Le président Bongo Ondimba a reçu en audience le 11 mars l’Ambassadeur de France au Gabon, Jean-Didier Roisin. La crise qui traverse les relations franco-gabonaises actuellement et née de la «cabale menée par les médias français contre le président du Gabon» a constitué l’essentiel de cette audience.
Face au raidissement de la position de Libreville vis-à-vis de Paris, à travers de nombreux appels qui poussent le pouvoir gabonais à riposter aux attaques françaises, l'ambassadeur de France est allé exprimer au président Bongo, le souhait de la communauté française résidant au Gabon de voir les échanges entre les deux pays se poursuivre sereinement.
" J'avais souhaité de reprendre contact avec le président après quelques semaines au moment où la relation entre la France et le Gabon connait quelques aspérités, je voulais assurer au président de la République que la volonté de la communauté française dans son ensemble, de l'ambassade était que la coopération entre la France et le Gabon continue à se développer sur une base sereine et constructive" a déclaré Jean Didier Roisin
Avant l’Ambassadeur de France, le président Bongo a reçu le président de l’Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama et la présidente du Sénat Rose-Francine Rogombé. Au-delà des questions d’actualité nationale, liées notamment à la surchauffe sociale, cette audience a réservé également une large place à la brouille franco-gabonaise.
"Lorsque la première institution de la République est touchée, toute la République se sent concernée et nous avons donc pensé qu'il était opportun que nous puissions manifester à la première institution de la République, la désapprobation de l'ensemble des institutions de la République pour manifester à la fois notre présence à ses cotés devant cette campagne, que je dirais ignominieuse, dans la mesure où cette prétendue liberté de la justice n'a pas autorisé la presse à faire un grand écho, d’un jugement rendu par la justice" a déclaré le président de l'assemblée nationale Guy Nzouba Ndama.
La montée de la tension entre Paris et Libreville consécutive aux campagnes de «dénigrement» menées par les médias français contre le président Bongo Ondimba, avait déjà conduit le Parti démocratique gabonais (PDG) a demandé le 6 mars dernier, une révision globale des accords de coopération dans une perspective de «rupture».