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D.R |
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Le chef de la diplomatie gabonaise, le ministre d’Etat en charge des Affaires étrangères, Paul Toungui, a convoqué le 6 mars dernier une concertation exceptionnelle à Libreville avec le corps diplomatique accrédité au Gabon et les représentants des organisations internationales.
Cette rencontre avait pour but de clarifier les positions de la diplomatie gabonaise sur la gestion des intérêts et de l’image de ses partenaires internationaux dans les médias locaux.
La dégradation des relations entre Paris et Libreville entraînée par les campagnes de dénigrement du chef de l’Etat gabonais a donné l’occasion au ministre d’Etat en charge des Affaires étrangères de condamner cette attitude et de prévenir ce genre de différends avec les autres partenaires étrangers du pays.
Alors que «tous les regards se portent sur les problèmes économiques», il est important de constater «à quel point et avec quelle désinvolture depuis le début de cette année, sans parler de celle qui l'a précédée, les médias français s'en prennent avec une certaine délectation à l'honneur et la dignité du président Bongo Ondimba», a dénoncé Paul Toungui.
«Cet acharnement contre le Gabon et son chef est-elle dans son volume et sa régularité qu'il ne peut s'agir de causes fortuites et un amalgame pernicieux est ainsi entretenu par ces médias entre le président Bongo Ondimba et ses homologues, comme si la personnalité de chacun de ces chefs d'Etat pouvait être comparable voir assimilable, comme si les circonstances d'accession et de maintien à la magistrature suprême était comparable, comme si les conditions d'essor sur le plan économique et social de chacun de ces pays étaient identiques», a poursuivi le chef de la diplomatie gabonaise.
«N'y a t-il pas derrière ces manipulations la volonté implicite de déstabiliser le Gabon ? Ou qu'il rejoigne la liste malheureusement trop longue des pays du continent perturbés par la guerre civile, les conflits armées, les conflits de voisinage», s’est indigné le ministre d’Etat.
«Le Gabon porte un réel intérêt à l'excellence intérêt avec tous ses partenaires et ne saurait dans ce contexte laisser une telle campagne se développer sur son territoire contre le chef d'Etat d'un pays ami sans avoir à réagir, à marquer son étonnement, à rappeler sa presse à plus de respect à l'institution incarnée par le président de la République. Ce ne serait point faire preuve d'ingérence dans la liberté de la presse mais plutôt de respect et de solidarité envers un chef d'Etat», a-t-il poursuivi.
La liberté d'opinions et d'expressions se manifestent au quotidien dans notre pays et nous la respectons mais cela ne saurait pour nous de confondre entre licence et manque de respect envers les institutions d'un autre Etat.
Eu égard à «l'indéfectible attachement au Gabon et à sa souveraineté (…), il ne nous viendrait pas à l'idée de porter des jugements tendancieux sur le système juridique d'un autre Etat, car l'histoire de l'humanité et de l'actualité récente sont là pour nous rappeler que bien de grands pays ont connu et connaissent encore aujourd'hui des errements en matière de droits de l'homme et de gouvernance, c'est-à-dire qu’aucun Etat, quelle que soit sa puissance, ne saurait donner des leçons au Gabon», a estimé le chef de la diplomatie gabonaise.
Pour finir, Paul Toungui a «réaffirmé la constante disponibilité du Gabon à entretenir avec ses partenaires des relations fondées sur le respect de la souveraineté».