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D.R |
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Plus de six mois après son lancement, le projet «Ngounié 2000 hectares» lancé à l’occasion des fêtes tournantes 2008 a mis en branle sa machine qui vise à développer 1000 hectares de café et autant de cacao dans cette province du Sud du pays.
Le directeur général de la Caisse de stabilisation et de péréquation (CAISTAB), Mathias Otounga Ossibadjouo, a remis le 18 février au maire du 2e arrondissement de Mouila, Mbadinga, une importante dotation de matériel agricole pour la mise en œuvre de ce projet.
Quatre véhicules pick-up de marque Nissan, huit débroussailleuses, trois tronçonneuses, une cinquantaine de paires de bottes, des pelles, des brouettes et autres outillages agricoles ont été remis au maire du 2e arrondissement du chef-lieu de la province pour aider les cultivateurs à lancer l’exploitation des champs de cacao et de café.
Le lancement du projet a accusé un retard «à cause de la crainte que nous nous faisions par rapport à la saison de pluie, pour expérimenter nos plantations», a expliqué monsieur Otounga Ossibadjouo.
Seuls 600 millions de francs CFA ont déjà été décaissés sur les 2 milliards prévus pour sa mise en œuvre. La CAISTAB a dû pré financer l’aménagement des champs qui doivent être mis en exploitation par les cultivateurs de la province.
Le directeur général de la CAISTAB a annoncé que des sites avaient déjà été ouverts dans la plupart des départements de la province de la Ngounié, notamment à «Douya-Onoye avec 10 hectares; la Louetsi Wano avec 31 hectares; la Dola avec 10,5 hectares; la Boumi-Louétsi avec 30 hectares; la Louétsi-Bibaka avec 10 hectares; l’Ogoulou avec 12 hectares; la Tsamba Magosti avec 16,5 hectares; la Mougalaba avec 15 hectares et dans la Ndolou avec 16 hectares».
«Nous sommes là pour faire des plantations pour vous, avec l’argent mis à votre disposition par le gouvernement», a expliqué monsieur Otounga Ossibadjouo.
Dans le cadre du nouveau programme national de développement agricole, la CAISTAB a également envisagé d’associer d’autres cultures au projet, comme la banane, l’arachide ou l’ananas, afin de permettre aux agriculteurs locaux d’accroître leurs revenus.
Les retombées socio-économiques de ce projet pour la province sont très attendues en ce qu’il doit contribuer à l’autosuffisance en produits vivriers, notamment grâce à l’introduction des cultures associées; à l’augmentation des revenus des cultivateurs ou encore à la sédentarisation des populations dans le cadre de la lutte contre le l’exode rural.
La mise en œuvre de ce projet doit permettre une hausse significative de la production de café et de cacao dans le pays; une réhabilitation du label Gabon sur le marché international du café et du cacao; l’encouragement du retour à la terre ou encore l’augmentation des exportations de produits dans le cadre de la diversification de l’économie gabonaise.