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D.R |
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Réunis sous l’égide du Syndicat national des agents retraités des forces de défense (SNARFD), les militaires retraités du Gabon ont à nouveau barricadé la voie publique sur l’axe menant du carrefour de la SNI-Likouala au feu rouge d’Akébé-Plaine, non loin de la seconde guérite du camp militaire de Baraka dans le 3ème arrondissement de Libreville.
''Dans 24 h, pas d'argent, le gouvernement est responsable de ce qui arrivera'', ''le gouvernement a volé l'argent des militaires'', ont scandé ces anciens soldats qui se sont remis en grève après un échec dans les négociations avec le Premier ministre gabonais, Jean Eyéghé Ndong, il y a deux semaines.
''Si nous sommes dans la rue aujourd'hui, c'est parce que les négociations entamées avec le Premier ministre n'ont pas abouti'', a déploré le président du SNARFD, le commandant major Oscar Odja Kouma.
Les grévistes réclament ''les services rendus'', en mettant en évidence les chapitres ''71 du Code du travail'' et ''3524 de la nomenclature budgétaire'' qui leur confère ce droit.
Ils souhaitent, en outre, la mise en place ''immédiate'' de la commission technique regroupant les techniciens des ministères gabonais de la Défense nationale (pour la lisibilité juridique), des Finances (pour l'application des textes), de la Fonction publique (pour la lecture des textes) et le syndicat (pour le suivi).
Le cahier des charges du SNARFD, qui compte 12.000 personnes, ne comporte pour seule revendication que le paiement de leurs services rendus. Depuis 2005, ce collectif d’anciens militaires posent la même revendication. Pour mémoire, ils avaient barricadé, cette année-là, la route nationale aux alentours de la ville de Ntoum et n’avaient levé leur siège qu’à la suite d’une intervention fort menaçante de la gendarmerie nationale.
En 2006, ces militaires retraités avaient tenté de paralyser la Direction générale de la solde pour empêcher les fonctionnaires de percevoir leur salaire.
En janvier 2008, un collectif des militaires retraités du Gabon avait annoncé des mouvements de protestation si les autorités de tutelle n’apportaient pas d’éclaircissements sur le blocage administratif entretenu par un des conseillers du Trésorier payeur général du Gabon, pour la vérification des fichiers des pensionnaires de l’armée qui doivent percevoir leurs pensions de retraite.
Le 24 juillet dernier, ils avaient encore observé un sit-in devant le palais présidentiel de Libreville. Aucune réaction officielle n’avait alors été enregistrée, alors même qu’un conseil des ministres se tenait simultanément audit sit-in. L'administration ne reconnaît pas ce droit.