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D.R. |
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La Fondation Omar Bongo Ondimba pour la paix affirme, à travers un communiqué de presse, avoir porté plainte au parquet de Libreville, le lundi 15 décembre, contre les organisations non gouvernementaux (ONG) Transparancy international et Sherpa ainsi qu’à leur complice gabonais.
Emmenée par son président, Bilal Christian Ondo Mve, qui signe le communiqué de presse, la Fondation Omar Bongo Ondimba, se plaint des «déclarations diffamatoires et intempestives prononcées à travers les plaintes abusives et vexantes, en prétendant que le parrain de la fondation, Omar Bongo Ondimba (…), a acheté des biens personnels avec les fonds du contribuable gabonais.» L’association gabonaise estime que ces «déclarations sont de nature à compromettre la paix sociale dans laquelle vivent les Gabonais.»
Pour rappel, Transparency International et le réseau de juristes Sherpa avaient déposé, le 2 décembre dernier à Paris, une plainte contre X visant trois chefs d'Etat africains qu'ils accusaient de posséder en France des biens immobiliers financés par de l'argent public détourné. Cette plainte visait en l’occurrence des chefs d’Etat du Gabon, Bongo Ondimba, du Congo Brazzaville, Sassou Nguesso, et de la Guinée Equatoriale, Obiang Nguema, accusés de «recel, détournement de fonds publics, blanchiment, abus de bien social, abus de confiance et complicités».
Pour le cas du président Omar Bongo Ondimba, ces ONG aurait bénéficié du soutien d’un gabonais, Grégoire Ngoua Mintsa, qui se serait constitué partie civile. Grégoire Ngoua Mintsa est connu pour avoir été un célèbre animateur sur la radio panafricaine Africa N°1 et pour avoir été un activiste politique remarquable au début des années 90 aux côtés du père Paul Mba Abessole puis du Pr Kombila. C’est donc à son endroit que la plainte de l’association dénommée Fondation Omar Bongo Ondimba cite les «complices Gabonais» de Sherpa et Transparency international.
Pour sa part, le président Bongo Ondimba avait déjà réfuté les chefs d’accusations qui lui sont portés par les deux ONG occidentales. Son avocat, maître Patrick Maisonneuve a déclaré, le 3 décembre dernier, que son client «conteste absolument les détournements qu'il aurait fait au préjudice de son pays», avant de souligner que deux précédentes plaintes avaient déjà fait l'objet d'un classement sans suite «et ce après une enquête préliminaire confiée à la brigade financière qui s'est déroulée sur plusieurs mois», a précisé le juriste.
Auparavant, le 4 octobre dernier, près de 2000 personnes, réunies sous la bannière d'une coalition baptisée Communication, développement et participation (CODEP), avaient marché à travers les rues de Libreville en vue de dénoncer l’acharnement des médias et juristes français contre le chef de l’Etat gabonais. «La société civile gabonaise ne veut pas de défenseurs autoproclamés. Nous n'avons pas besoin d'eux ni en France ni ailleurs», avait alors déclaré Ghislain Etoughet, président de la coalition, qui avait ajouté qu’en quarante ans de pouvoir, le président Omar Bongo Ondimba pouvait acquérir ces biens avec ses économies.
La plainte introduite lundi dernier par la Fondation Omar Bongo Ondimba pour la paix sera défendue par Me Jean Paul Moumbémbé, avocat au barreau de Libreville. Selon le protocole d’interview commun élaboré en vue d’une conférence de presse que devait animer le président Bongo ce lundi à Libreville, la question de ces procès devait figurer en bonne place. La conférence de presse a été reportée au mois de janvier 2009.