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D.R. |
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Au cours de son allocution de clôture des travaux du Dialogue politique inclusif (DPI) en faveur du retour de la paix en République centrafricaine, le président Bongo a salué la franchise et la détermination qui ont prévalu au cours des travaux avant de recommander à la classe politique centrafricaine et tous les fils et filles du pays la culture du pardon.
Mais il tout de suite prévenu qu’il ne venait pas à Bangui en donneur de leçons, mais pour aider les nationaux à traduire en actes ce qu’ils pensent comme lui pour l’avenir de ce pays.
Même si la RCA est pauvre comme l’a souligné François Bozizé, en ressources naturelles certes, il reste que le pays est doté d’immense ressource humaine, a souligné le président gabonais. D’ailleurs, pour lui, il n’existe pas de bon gouvernement tant on y trouve toujours à redire. Reprenant Gandhi, le Chef de l’Etat gabonais a suggéré aux Centrafricains qu' « il vaut mieux être gouverné par un mauvais gouvernement de son pays qu’un bon gouvernement de l’extérieur ».
« Il vous appartient, Monsieur le président, désormais de faire violence sur vous-même et avec vous tous les fils de la RCA, pour que la confiance chasse la méfiance, pour que l’unité et l’intégrité du pays soient préservés, que la réconciliation nationale soit totale et qu’elle s’installe dans tout le pays en y apportant évidemment une démocratie apaisée dans l’esprit. Je vous encourage donc fraternellement à tout mettre en œuvre pour une application effective de vos propres résolutions », a recommandé Omar Bongo Ondimba à son homologue centrafricain.
Ce dernier a indiqué que « les recommandations seront mises en œuvre progressivement pour celles qui nécessitent la mobilisation des ressources » avant de promettre de tout mettre en œuvre pour préserver la paix et la stabilité du pays. Le général Bozizé a par ailleurs annoncé pour le 23 la tenue d’une réunion qui va recueillir les propositions des différentes parties au Dialogue politique inclusif pour la constitution du comité de suivi et du gouvernement de large consensus.
« Prenons tous ensemble la résolution d’appliquer sans complaisance les différentes recommandations adoptées au nom du peuple centrafricain par toutes les délégations au DPI par consensus”, a notamment déclaré M. Patassé, qui a proposé la mise en place d’un mécanisme à deux niveaux pour le suivi de l’application des recommandations et comportant un conseil regroupant le président Bozizé et ses deux prédécesseurs, à savoir André Kolingba et Ange Félix Patassé.
Débuté le 9 décembre, le Dialogue politique inclusif a enregistré la participation des représentants de tous les groupes politico-militaires, y compris Abdoulaye Miskine arrivé de Tripoli la veille au soir. Il a été également riche en retrouvailles entre différents protagonistes de la crise centrafricain, notamment entre le président François Bozizé et son prédécesseur Ange Félix Patassé, rentré d’un exil au Togo le 7 décembre dernier.
Mais le pardon peut-il absoudre tous les crimes commis dans ce pays durant toutes ces années d'instabilité alors que les victimes réclament justice?