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"Nous avons annoncé la mise en place d'observatoires pour effectivement savoir la vérité, de manière collective. Ces observatoires associent les gouvernements locaux et les associations qui le souhaiteraient. Nous voulons jouer la transparence absolue", a déclaré Mme Lauvergeon à l’issue d'une réunion des industriels du nucléaire à Aomori, dans le nord du Japon.
Elle a renchéri en faisant remarquer que « dans notre histoire nous avons eu droit à des attaques contre nos usines de La Hague. Nous avons fait la même chose et aujourd'hui nous n'entendons plus parler de ces problèmes. Je considère que la meilleure des solutions pour nous, c'est que tout le monde aille regarder et constater de soi-même (…). Nous n'avons rien à cacher, donc nous le montrons. Nous allons faire cela partout dans nos mines, et comme ça on mesurera le résultat", a-t-elle déclaré en estimant qu'"il ne faut jamais sous estimer les peurs et les émotions. Il faut en tenir compte".
On rappelle qu’une enquête effectuée par plusieurs associations françaises et gabonaises et rendue publique début avril, a évoqué une sous-estimation généralisée des risques sanitaires et environnementaux dans la mine de Mounana.
Sur les 17 expatriés employés dans la mine, selon le rapport sus mentionné, 11 ont développé des cancers et quatre en sont morts. Parmi les travailleurs gabonais, 243 (soit un peu plus de la moitié) disent souffrir de problèmes pulmonaires.